‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 11 sur 251 · Document A, voir ci-dessus, p. 2, note · texte numérisé non relu

Document A, voir ci-dessus, p. 2, note

3. Exemples de temples élevés à frais communs, Corpus inscr, semit., V part., t. I"', p. 160 et suiv.

notre Dieu*?)) lahvé n*est plus que le Dieu de Juda et de Benjamin. L'appel àrunité,qui remplit les prophètes, ne sera plus entendu. Le schisme entre les deux parties d'Israël est scellé à jamais, et le samaritanisme, comme religion distincte, est fondé. Gela était directement contraire aux idées ou du moins aux espérances de Jérémie, d'Ézéchiel et de leurs disciples. Mais il faut se rappeler que, parmi les instigateurs du retour, l'esprit sacerdotal dominait presque exclusivement. Ce furent ainsi les prêtres qui empêchèrent d'abord la réalisation de l'unité rêvée par les prophètes, et cela était logique. Les purifications successives que s'imposait Juda devaient être des occasions d'éliminations pour les autres parties d'Israël. En réalité, l'ancien lahvé d'Israël et le lahvé perfectionné des prophètes n'étaient plus le même dieu. Chaque réforme, dans l'histoire de l'Église, a fait un schisme. Plus on consolide sa voie, plus on la rétrécit, et plus on se rétrécit, plus on exclut.

Quelles qu'aient été les causes de l'antipathie des anciens iahvéistes de Palestine et des nouveaux arrivés les uns contre les autres, cette inimitié devint dès lors un élément capital de l'histoire du

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