Jos., Contre Apion, I
garant. Ils prêtèrent à Térudit du siècle précédent un nep\ iov^atcùv ou Ylepi Âêpâ/xou, naturellement ad major em gloriam Judœorum *. On croit généralement que le faussaire ne fit que broder autour de passages authentiques d*Hécatée toute une série d'inventions de son cru. Son but principal est de prouver que les plus nobles des Grecs ont été pleinement en sympathie avec les Juifs et ont admiré la pureté du culte israélite.
L'Orient n'était pas moins que la Grèce appelé en témoignage pour l'ancienneté et la véracité des livres d'Israël. Les écrivains égj^ptiens, chaldéens, phéniciens ne valent-ils pas les Grecs? Or, leurs témoignages abondent*. Déjà peut-être on se préoccupait de Bérose, de Manéthon et des arguments qu'on pouvait tirer des Chalddica^ des jEgyptiaca^ pour défendre Moïse. En général, toute l'apologétique de Josèphe remonte à l'école juive d'Alexandrie du second siècle avant Jésus- Christ, comme les attaques d'Apion (première moitié du T siècle après J.-C.) n'étaient que la répétition de ce qu'on avait dit à Alexandrie, au moins depuis les temps de Philométor.
1. Citations dans Pseudo-Aristéas, Josèphe, Clément d'Alexandrie, Origène. Voir Ch. Millier, Fragm. hist. grœc, II, 391-393.