‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 174 sur 251 · Pirké aboth, ch i · texte numérisé non relu

Pirké aboth, ch i

4. La date de Siméon le Juste n'est incertaine que par la bévue de Jusèphe {Ant., XII, li, i), qui se trompe ici encore d un siècle. Siméon le Juste fleurit vers 11)0. L'éloge pompeux que fait de lui Jésus ûls de Sirach est sûrement d'un contemporain. Voir

presque la dernière figure biblique, se dessinant sur le fond terne du sacerdoce, avant les grands abaissements des temps asmonéens et hérodiens*. Le temple lui dut de grands embellissements; la ville aussi d'importants travaux publics, surtout en ce qui concerne le régime des eaux^ C'était un vrai politique religieux, s'il est vrai qu'il résumât sa pensée en ces mots : « Le monde repose sur trois choses, la Thora, le culte et les bonnes oeuvres ^ i> Les souvenirs qui restèrent de lui le présentent comme un homme d'une douce piété, ennemi des exagérations du mysticisme*. On se rappela surtout sa majesté dans les cérémonies du culte. Sirach nous donne à ce propos le plus parfait tableau que nous ayons du culte hiérosolymite -de ce temps^

Comme il était brillant, dans la procession du peuple,

Quand il sortait de derrière le rideau ; Pareil à l'astre matinal, sortant d'un nuage,

Breviarium Philonis, sous Antiochus le Grand; Derenbourg, p. 46 et suiv., résumant Herzfeld.

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