‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 186 sur 251 · Prov., XXIX · texte numérisé non relu

Prov., XXIX

Fais travailler ton domestique, et tu auras le repos; Laisse ses mains libres, et il cherchera à s'émanciper.

Le joug et la courroie inclinent le cou [du bœuf]; Au méchant esclave les ceps et la torture.

Mets-le à l'ergastule, pour qu'il ne soit pas oisif; Car l'oisiveté est la maîtresse de beaucoup de vices.

Donne-lui de l'ouvrage, car c'est ce qu'il lui faut ; Et, s'il n'obéit pas, mets-lui les fers aux pieds.

Mais ne dépasse la mesure envers personne Et ne fais rien sans jugement*.

Quoique la synagogue ne soit pas nettement désignée dans Sirach comme un lieu distinct", les mœurs synagogales existent déjà. Les réprimandes, les faux rapports, les commérages fleurissent comme dans une communauté^ je dirai presque comme dans un couvent. A cela près, l'état religieux de Sirach est le plus parfait qu'on eût vu jusque-là. Nul sacrifice, nul augure; il ne croit pas aux rêves; son culte est bien celui d'un homme éclairé, metlant la justice, l'honnêteté avant tout*.

1. Les trois versets suivants se rapportent au cas où l'on n'a qu'un seul esclave (voir le syriaque), qui devient par là une sorte de frère. Le texte grec est douteux. '

2. Des passages comme xxiii, 34, xxxviii, 37, font la transition (voir le grec, édit. Fritzsche).

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