A Jaffa, à Gézer
2. Colle oj est Nebi Daoud, le prétendu Sion des topo^^raplici traditionnels.
qu'ils appelèrent Akra, qui pût servir de fort à leur garnison et de refuge à la population hellénique, ainsi qu'aux renégats*. Cette précaution ne fut pas inutile. Dans la longue lutte qui va suivre, Akra resta toujours entre les mains des Syriens; elle ne sera conquise par les Juifs que dans vingt-six ans, en 141^
Le culte juif fut interrompu ; le sacrifice perpétuel, ou tamid, cessa. Le temple fut nécessairement transformé selon les besoins nouveaux. Le patron de la propagande syrienne
1. IMacch., I, 31, 33-36; Jos., Aw<., XII, v, 4. Des emplois comme II Macch., iv, 12, 27; v, 5, sont des prolepses.
2. La position d'Akra est fort controversée On tombe dans de vraies impossibilités en plaçant ce grand burg aux environs du temple ou sur la colline d'Ophel. Akra est un mot synonyme d'àxpoTTcXiç. En faire une ville basse est également inadmissible. La forte position de la colline occidentale de Jérusalem convient à merveille. Il est vrai que Akra est identifiée à la « ville de David » ou Sien (I Macch., i, 33; ii, 31 ; vu, 32; xiv, 36). Mais il est parfaitement plausible que l'erreur par laquelle on transféra bien de la colline orientale à la colline occidentale, erreur pleinement adoptée par Josèphe, fût déjà un fait accompli du temps des Macchabées (voir ci-dessus). Il est vrai que le premier livre des Macchabées (iv, 37-60; v, 54; vi, 48-62; vii, 33) identifie Sion avec la colline du temple. Peut-être l'identité de € Ville de David > et c: Sion > n'était-elle pas pour lui bien constante Voir en particulier I Macch., vu, 32 et 33, où la ville de Davia et Sion sont nettement distingués, et surtout 1 Macen., xm, 52 : T9 i^H Tcû Upcù To napôt tyiv dxpav.
LES JUIFS SOUS La DOMINATION G!;ECQUE. 313
était Jupiter Olympien. Jupiter Olympien fut substitué à lahvé. L'ameublement intérieur du temple avait été pillé deux ans auparavant; Tautel des parfums, le chandelier à sept branches, la table des pains de proposition étaient enlevés. On ne sait quelles transformations firent les païens dans le saint des saints ; les portes étaient fermées; selon les habitudes helléniques, le grand autel devant le temple avait seul de l'importance. Là se passa un fait des plus graves. Une statue de Jupiter Olympien fut placée sur un soubassement ajouté derrière l'autel*, si bien que c'était à elle que les, sacrifices étaient offerts. Cette image fit aux Juifs une horreur indicible. Ils se rappelèrent la date où elle avait été érigée, le 15 kislev de l'an 145 des Séleucides, par conséquent en décembre 168 avant Jésus-Christ. Ils accumulèrent pour la désigner les mots les plus sales qu'ils purent ; ils l'appelèrent cdud yipc; « la crotle maliaisante », que les Grecs rendirent par 5Ô£Xi»7|ULa TYjç ip-nfxcù^BOiç, « l'abomination de la désolation D, selon le Ialin^ Le mal, en effet, était à son comble. lahvé élait remplacé par son
1. Voir ci-aprùs, à la destruclion, p. 305. ± Daniel, IK, 27; xi, 31; xii, 11 (cf. viii, 13); I Macch., l, :>l, 59; Il Macch., vi, 2. Cf. MaUh., xxiv, 15. Dans Daniel, i\
rival, qui, au seuil même de son temple, recevait, à sa place, la fumée des victimes. Jamaispareille abomination ne s'était vue. Nabuchodonosor avait détruit le sanctuaire ; cette fois c'était un Dieu étranger qui s'installait dans la demeure même de lahvé, le remplaçait, usurpait ses honneurs. 0 horreur î
De pareils autels à Jupiter Olympien furent élevés dans les villes juives des environs de Jérusalem*, lahvé fut poursuivi jusque dans son sanctuaire du Garizim. Là ce fut le vocable de Zeus Xenios qui prévalut. La population samaritaine offrit sans doute moins de résistance que la population juive; on ne parle pas de martyrs samaritains à cette date^
En même temps que le culte grec était établi dans toute la Judée, le culte juif était sévèrement proscrit. La circoncision, l'observation du sabbat et des autres prescriptions juives étaient défendues sous peine de mort. La surveillance était des plus sévères. La guerre fut déclarée au livre cause de
27, lisez DDî!/'D yipîy P]j2. Les massorètes ont mal coupé les mots et rapporté le premier D de DDi^D à yipîir, ce qui les a men îs à mettre ?)J2 à l'état construit.