Il en e^t de même de la monogamie, qu'Israël a tant con
II ne faut pas se figurer ravènement de pareilles idées comme la proclamation d'un dogme faite par une autorité infaillible. Longtemps encore, ou pour mieux dire toujours, des Israélites resteront fidèles à la vieille école, ou considéreront la croyance à l'immortalité comme une croyance pieuse qu'on peut admettre ou ne pas admettre. Les sadducéens, sous ce rapport, seront véritablement dans la tradition. Israël continuera son miracle, qui est de produire des sages parfaits sans l'immortalité. Il y aura toujours des Juifs qui se trouveront récompensés, quand ils auront la richesse, l'aisance, les joies de la vie; mais la logique voulait une satisfaction. Il n'était pas possible que le peuple qui a le plus dépensé d'activité désintéressée, qui a le plus contribué à répandre dans le monde l'idée de l'immortalité, restât étranger à ce que nous regardons comme un des postulats de la vie. La longévité, accompagnée de la richesse, qui suffit encore comme récompense au Second Isaïe*, va paraître quelque chose d'enfantin.
Car, ne nous y trompons pas, l'homme n'est conduit que par l'idée de l'avenir. Un peuple qui en
tribué à fonder; et, avec cela, Israël n'a jamais supprimé la polygamie.