‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 21 sur 251 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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très grands développements*. Elle s'organisa en brigades, sous les bannières séparées des noms mythiques fournis par les anciens livres, Asaph, Héman, Éthan'. Ces différents chœurs paraissent avoir pratiqué la musique en parties d*une manière fort savante. Les termes techniques qui furent créés par les artistes du temps de Texil nous ont été conservés^; mais cenesontplus que des espèces d'énigmes, où Ton ne reconnaît que d'une façon bien conjecturale les distinctions du ténor, du baryton, du soprano. L'orchestration se composait d'instruments à cordes (cinnor, nébel) et à vent (hautbois, flûte, trompettes de diverses sortes), qu'on accompagnait avec des tambourins, des cymbales, des sistres, des triangles et des castagnettes. L'antiphonie et les répons étaient un des moyens mélodiques les plus ordinaires. Le peuple avait son rôle par la répétition de certains refrains et de mots d'adbé&ion, tels qu'amen.

C'est ici l'origine de ce culte brillant, qui arriva, autour du temple de Jérusalem, à un degré

1. 1 Chron., IX, XV, XXV. Le principe de la critique en cette question délicate est que l'i machination rapporta au premier temple ce qui n'était vrai que du second.

2. Idithun est une faute pour Ethaiiy Valephy à certaines époques, ayant pu se concasser en >i>.

3. Titres des Psaumes, Habacuc, m, et I Chron., ch. xv et xvi.

extraordinaire de solennité, et que la liturgie chrétienne n'a fait que copier, à partir du iv' siècle, pendant tout le moyen âge. Ce culte n'est pas, comme on le suppose, le culte du premier temple; c'est le culte du second. Les psaumes liturgiques et laudatifs, dont FÉglise chrétienne a fait un si bel usage en ses offices, datent presque tous de ce temps. Ce fut la poésie lévitique par excellence. Ces pauvres hasidim, hâves de faim, furent de grands artistes; ils créèrent la liturgie, mère féconde de tant d'arts aux époques religieuses. L'habitude de composer des hymnes menait ces pauvres gens à une certaine facilité poétique , et c'est ainsi qu'une bonne partie du livre des Psaumes est sortie du cercle de mendiants qui vivaient des aubaines du temple, dans la plus grande misère*. La cléricature catholique fit plus tard sa délectation intérieure de cette littérature mélancolique, et y puisa son esprit de douce tristesse, de résignation. Les chanteurs (mesorerim) avaient, dans cette bande de sacristains faméliques, une certaine supériorité. Les portiers (5oarm),hadjibs de la porte du temple, venaient ensuite. Les derniers étaient les netinim (oblats) ou « serfs de Salomon ».

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