‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 231 sur 251 · I Macch., V, G5 et suiv. ; Jos., Ant.^ XII, viii · texte numérisé non relu

I Macch., V, G5 et suiv. ; Jos., Ant.^ XII, viii

2. 1 Macch., VI, i et suiv.; II Macch., i, 10 et suiv.; Jos., Ant.y XII, IX, 1; Poîybe, XXXI, li ; Porphyre {Fragm. htst. grxc, IV, 711); Appien,%r., c. 66. — Le récit II Macch., ch. i\, €sl tout fabuleux.

tutelle de Philippe, ainsi que le roi mourant Tavait voulu, mais sous la tutelle de Lysias.

Juda, comme il est naturel, avait pour objectif principal la prise d'Akra. Il attaquait vivement cette citadelle, où non seulement les Syriens, mais les renégats et les Juifs modérés que froissait le fanatisme des Aas^Wm, trouvaient un refuge. Les assiégés, sachant le sort qui les attendait, adressaient à Antioche les appels les plus pressants. Beaucoup de Juifs du parti helléniste, que les victoires de Juda Macchabée avaient réduits au silence, mais n'avaient pas fait disparaître, se joignirent à eux. Lysias, se faisant suivre par le roi son pupille, fit un effort énergique. A Beth-Zakariah, à moitié chemin à peu près entre Bethsour et Bethléhem , se livra une terrible bataille, où Ton vit clairement combien les bandes de Juda Macchabée étaient incapables de tenir devant le déploiement de toutes les forces syriennes. La victoire de Lysias fut complète (163), malgré Théroïsme des Juifs. On cita des traits de courage extraordinaire, entre autres celui d'Éléazar, le frère de Juda Macchabée, qui, voyant un éléphant plus haut que les autres et royalement caparaçonné, pensa qu'il portait le jeune roi. Il se calcula alors une mort d'un bel effet. Se glissant sous le ventre de Ténorme bête, il y enfonça son

épée tant qu'elle put entrer. L'énorme bête s'affaissa et l'écrasa.

Tout ce qu'avait gagné l'effort héroïque des fils de Mattathiah et de leurs partisans était anéanti. Juda s'enfuit, avec les débris de son armée, du côtédeGophna*, et paraît pendant quelque temps s'être tenu à ^écart^ Il y eut évidemment une forte réaction contre lui, et, quoiqu'il ait encore remué beaucoup d'intrigues et remporté une victoire sur les Syriens, il semble bien qu'il ne revit plus Jérusalem après la bataille de Beth-Zakariah.

Le peuple cependant espérait et priait toujours. Le peuple ne désespère jamais; car il ne sait pas ce que c'est que douter. Il n'y a pas de déconvenue pour le peuple ; car il n'y a pas pour lui d'expérience . Après dix échecs, il dit encore que certainement on ne s'y est pas bien pris et qu'il faut recommencer.

1. Aujourd'hui Djifneh près de Beitin, au nord de Jérusalem. !2. I Macch., ch. vi, le suppose. Josèphe l'affirme expressément, B. J., l, i, 5. n se contredit, Ant.y XII, ik, 5, 7.

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