‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 24 sur 251 · Voir t. m, p. 36, 38 etsuiv · texte numérisé non relu

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3. II Chion., ch. xxxi (rétrospectif); Nébéim, x, 2* partie, xii,

telles ligues n'aboutiraient qu'à des scènes du Lutrin. En Israël, c'étaient là les grandes questions sociales. De toutes les démocraties, la plus dangereuse est une démocratie de saints, plus pieuse que les prêtres, méprisée par le clergé officiel et la bourgeoisie, mais se donnant la revanche de battre les prêtres en sainteté. L'assertion que Dieu est le défenseur des pauvres, qu'il aime surtout les pauvres, que la pauvreté est un titre d'honneur auprès de lahvé, que, quand Dieu secourt le pauvre, il glorifie son nom *, devient alors une attaque sourde contre Tordre établi. La cause du pauvre étant identiliée avec celle de Dieu, la porte est ouverte aux récriminations les plus hardies, chez un peuple qui n'admet pas que la péréquation de la justice divine soit rejetée à l'autre vie.

Ce qui rendait la situation particulièrement grave, c'est que tout ce monde lévitique constituait une confrérie très serrée', une vraie communauté, une sorte d'Église^ Les anavim sont des frères*, vivant ensemble dans les rapports de la plus douce

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