IV
avec un cortège de prêtres et d'anciens, affronter le danger. Il apportait aussi avec lui de grandes quantités d'or et d'argent, ainsi que des cadeaux superbes. Cet or et ces cadeaux eurent leur plein effet; Jonathan gagna les bonnes grâces de Démétrius II, qui lui confirma son pontificat, et lui accorda tout, excepté cependant l'évacuation d'Akra. Trois districts de la Samarie, Aphéréma*, Lydda et Ramathaïm, furent annexés à la Judée; l'impôt de tous ces pays fut capitalisé pour trois cents talents. Ces malheureux souverains séleucides ne se soutenaient que par des mercenaires. Us étaient dans de perpétuels besoins d'argent. Il est curieux que, quinze ans après les plus affreux désastres, l'argent abondait déjà à Jérusalem.
On voit que Jonathan, bien que vassal des Séleucides, est vraiment, à l'heure qu'il est (145 av. J.-C), un souverain national, un ethnarque, traitant pour sa nation, agissant pour elle, veillant à son agrandissement. Le royaume séleucide allait de honte en honte. Comme aucun sentiment national ne se cachait sous ce triste empire, tout se bornait à soudoyer des armées d'étrangers, prêtes à toutes