‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 37 sur 251 · Ps. cxxxi: notez le titre syriaque · texte numérisé non relu

Ps. cxxxi: notez le titre syriaque

Macchabées, ou plutôt sous les Hérodes, qu'on voit naître l'idée que le Messie sera fils de David, et qu'on se met à refaire les généalogies pour trouver à David des descendants authentiques, quand il était avéré que, depuis des siècles, on n'en connaissait plus. Les Asmonéens, on le sait, n'étaient nullement descendants de David et ne firent rien pour se donner à cet égard des titres usurpés.

Aux yeux du gouvernement perse, le pouvoir du grand-prêtre ne paraît avoir rien impliqué de politique. Il y eut toujours, à Jérusalem, en dehors de l'autorité juive, des péha nommés par la cour de Suse". Il est probable que c'était une sous-préfecture secondaire, perdue dans le grand ensemble de la Trans-Euphratène». La résidence du péha était, à Jérusalem, près de la porte d'angle, à l'endroit où s'éleva plus tard la tour d'Hippicus (le kalaa actuel). Le grand-prêtre demeurait dans le temple. Les anciens palais royaux, situés au sud du temple, restaient à l'état de ruines. Sûrement l'autorité perse aurait regardé comme un atten-

1. Voir Vie de Jésus, p. 21, note, 23, note 3, 246-250; les Évangiles, p. 184 et suiv., 299 et suiv., 497 et suiv.

i. Malachie, i, 8. Le cas de Néhémie ne fut particulier qu'en ce que Néhémie était juif.

3. On ne voit pas que le péha de Jérusalem relevât d'un satrape ayant une résidence fixe.

tat de les relever ou de vouloir s'y installer. Ce devait être quelque chose d'étrange que cette petite Jérusalem des temps de Darius et de Xerxès, ville de prêtres, de prophètes et de lévites, de tout enfin, excepté de vrais citoyens. En Grèce c'était l'époque des trois cents Spartiates et de Gynégire, de Miltiade et de Gimon. Les prophètes cessèrent à peu près avec Aggée et Zacharie. Il ne resta plus alors qu'un temple, avec ses prêlres et ses hiérodules, peu différent des temples contemporains de Gébeljde Tyr, de Chypre*. Désormais, plus de lutte contre une idolâtrie envahissante ; le monothéisme règne sans rival à Jérusalem '. La civilisation profane y est détruite à jamais. Le second temple, comme le premier, est construit par des ouvriers phéniciens. Les Tyriens, dans ri«térieur de Iaville,font le commerce etl'approvisionnement^ Les grandes espérances des prophètes semblent s'éteindre. Le ritualisme ou plutôt la casuistique, absorbe tout. La Thora triomphe; le faisceau des lois religieuses se resserre tous les jours; il est facile de voir que là est l'avenir prochain d'Israël.

\, \o\r Corpus inscr. semit.f 1" partie, n««l, 10 et suiv.,86, 87.

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