Méh., II, 11 et suiv
LA JUDÉE SOUS LA DOMlNATlOiN PERSE. 69
sonne ce que Dieu m'avait inspiré défaire pour Jérusalem, et je n'avais pas d'autre bête avec moi que celle que je montais. Je sortis donc de nuit par la porte de la Vallée *, me dirigeant vers la fon. tainedu Dragon et la porte Stercoraire', et je contemplai les murs de Jérusalem en ruine et ses portes détruites par le feu. Puis je me dirigeai vers la porte de la Fontaine et la Piscine du roi 3, et là, la béte que je montais ne trouva plus moyen de passer. Alors je remontai la vallée de nuit, toujours regardant la muraille. Ayant regagné mon point de départ, à la porte de la Vallée, je rentrai chez moi. Tout le monde ignora où j'étais allé et ce que je voulais faire; car jusque-là je n'en avais rien dit à personne. Alors je leur dis : c Vous voyez la triste situation où nous sommes, comment Jérusalem est en ruine, comment ses portes sont détruites par le feu. Allons, rebâtissons les murs de Jérusalem, pour que nous ne soyons plus un sujet de raillerie. > Et je leur racontai les bontés de mon Dieu à mon égard, et ce que le roi m'avait dit. Et ils répondirent : c Levons-nous, bâtissons. » Et ils se confirmèrent dans cette bonne résolution.
L'entreprise de Néhémie ne pouvait qu'être désagréable aux gens de Samarie. Les relations entre ces populations et les Juifs continuaient d'être fort tendues. Les riches, les grands-prêtres et leur entourage eussent voulu le rapprochement des deux branches de la famille iahvéiste, ce qui eût élargi le cercle des mariages. Malgré la réponse dure que Ton prête à Zorobabel*, les idées intolé-
i. Porte de Jaflfa actuelle,