‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 6 sur 251 · RETABLISSEMENT DU CULTE A JERUSALEM, NOUVELLES LOIS RITUELLES · texte numérisé non relu

RETABLISSEMENT DU CULTE A JERUSALEM, NOUVELLES LOIS RITUELLES

Cette première restauration était, en somme, quelque chose de chétif et de peu solide , et on peut se demander si, borné à Fessai de Zorobabel et de Josua, le judaïsme aurait eu quelque avenir. C'était comme un palmier planté dans un petit vase à fleurs. Le germe déposépour l'avenir était puissant; mais il n'avait pour se développer qu'un terrain trop étroit. Le judaïsme, tel que les prophètes l'avaient fait, avait besoin du grand air de la dispersion. L'existence nationale était finie; pour Israël, qu'est-ce que cela? Ce que lahvé protège, ce n'est pas un petit royaume, sujet aux vicissitudes de toutes les choses humaines. C'est une œuvre, c'est un principe de vie pour Tliumanité. La société religieuse est Tessentiel pour Israël.

La fin de la vie politique, la disparition du cadre national, loin d'entraîner la ruine spirituelle d'Israël, seront lefe conditions du développement de sa vraie destinée. Pendant que la Perse, la Grèce et Rome vont occuper la scène du monde, le petit Israël, comme le termite, pénétrera intérieurement les matériaux des sociétés antiques et en amènera Teffondrement. Les prophètes et laThora exécutent leur tâche lente de ferments séculaires; sur les ruines des civilisations orientales, grecques et romaines, s'élèvent deux arbres immenses, le chris' '^nisme et l'islam, tous deux sortis du judaïsme. Pour mille ans, au moins, c'en est fait du principe des nations.

La troupe qui revint de Babylonie à Jérusalem avec Zorobabel était avant tout une bande de prêtres et de lévites. La restauration du culte était l'objet principal que se proposaient ces saintes gens. Les lévites ne vivaient que de l'autel et avaient un intérêt majeur à ce que les sacrifices reprissent le plus tôt possible. La reconstruction du temple était donc décidée d'avance. Dès l'arrivée à Jérusalem, quelques chefs de famille constituèrent le trésor de l'œuvre par des dons volontaires *. Ils

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