‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 106 sur 280 · inn, aujourd'hui encore i^, Tih · texte numérisé non relu

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peu près la mer, ou plutôt la vieille route que les Égyptiens avaient tracée, depuis plus de mille ans, pour l'exploitation des mines de cuivre du Sinaï*.

Le manque d'eau était la privation la plus cruelle. Au bout de trois jours, on arriva au lieu nommé Mara, à cause de ses eaux saumâtres^ On chercha, en y faisant infuser certains branchages^ à la rendre potable, sans y réussir beaucoup. Le campement d'Élimfut* plus supportable. On y trouva douze sources, soixante-dix palmiers et des tamaris procurant une ombre agréable. La tribu se rapprocha ensuite de la mer, jusqu'aux premiers contreforts du grand massif du Sinaï. Le désert de Sin les mit de nouveau à de rudes épreuves. C'est un pays affreux, nu, sans eau, où, même en hiver, un troupeau trouve avec peine sa vie.

Les récils des incidents qui remplirent ces journées, devenues plus tard la base d'une religion ou, pour mieux dire, de la religion universelle, donnent toujours le rôle principal à Mosé. Nous avons déjà dit les réserves que la critique doit faire à cet égard. Il est probable cependant que l'activité de

i. Serbout el-Qaditn, Ouadi-Maghara.

î. Aujourd'hui Ain-Howara.

3. Conip. (lo LesBcps, l'hilime de Suez (Paris, 1864), p. iO.

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