‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 120 sur 280 · Ordnance Survey, \" partie · texte numérisé non relu

Ordnance Survey, \" partie

dieux sévères doivent habiter ces sommets ; c'est l'Olympe, moins ses eaux et ses forêts; l'Islande ou Jean-Mayen, moins les neiges. De tout ce qui constitue la nature, — le soleil, les nuages, l'eau, l'arbre, la verdure, l'homme, J'animai, — il n'y a ici que la pierre, striée par des filons de métal, parfois condensée en gemmes resplendissantes, toujours rebelle à la vie et l'étouffant autour d'elle. Du cuivre, des turquoises, tous les résidus d'une sorte de vitrification naturelle, voilà les produits du Sinaï. LaThora aussi, dit-on, en est venue, maisjamaisla vie. Si l'on excepte la petite oasis du couvent de Sainte-Catherine, placée en dehors des parties vues par les Hébreux, la sécheresse est absolue; dans ce monde anti-humain, pas un fruit, pas un grain de blé, pas une goutte d'eau. En revanche, nulle part ailleurs, la lumière n'est aussi intense, l'air aussi transparent, la neige aussi éblouissante. Le silence de ces solitudes terrifie ; un mot prononcé à voix basse suscite des échos étranges; le voyageur est troublé du bruit de ses pas'. C'est bien la montagne des Élohim*, avec leurs contours invisibles, leurs décevantes transparences, leurs bizarres miroitements.

1 Ordnance Survey, i" partie, p. 30.

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