‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 129 sur 280 · Exode, XIX, 34; xxxiii · texte numérisé non relu

Exode, XIX, 34; xxxiii

ardentes, en révélations tonitruantes. L'image fondamentale de la religion et de la poésie hébraïque sera la théophanie de lahvé, apparaissant comme une aurore boréale, pour juger la terre'. Cette apparition se fait toujours du côté du Sud, audessus de Pharan et de Seïr; son point de départ est le Sinaï. Ainsi, dans le morceau de poésie hébraïque le plus ancien que nous possédions en son état complet' :

0 lahvé, quand tu t'élevas au-dessus du Scïr, Quand lu t'avanças des champs d'Édom, La terre trembla, les cieux distillèrent, Les nues se fondirent en eau; Ce Sinaï!... à la vue de lahvé; A la vue de lahvé» le dieu d'Israël!

et, dans un des très vieux morceaux cousus artificiellement pour former la Bénédiction de Moïse' :

lahvé arrive du Sinaï,

11 se lève du côté de Seïr,

11 éclate des montagnes de Pharan,

i. Voir les descriptions du jour de lahvé, dans tous les prophètes à partir d'Amos, et celles de l'apparition du Messie (la parousie), dans les Évangiles synoptiques.

2. Le cantique de Débora, Juges, v. Notez que ce morceau, comme ceux qui vont suivre, est antérieur aux récits contenus dans l'Exode.

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