‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 139 sur 280 · Nombres, xxi · texte numérisé non relu

Nombres, xxi

3. Cette marche s'obtient en combinant les doux iiiiirraiies. Il Y avait un Bnmoth près dp Duibon.

Combien y avait-il de temps qu'ils avaient quitté l'Egypte ? Très peu de temps peut-être. Nous supposerions volontiers un an ou dix-huit mois. Ce fut une traversée, non un séjour. Mais jamais voyage ne fut plus fécond. Chaque impression de ces mois de crise fut riche en conséquences pour l'avenir. Le judaïsme tout entier devait, quelques siècles plus tard, se bâtir sur les légendes relatives k la sortie d'Egypte, au désert et au Sinaï.

Le culte, durant ce temps, dut revenir à la simplicité patriarcale. Aux endroits remarquables, on élevait des autels ou des cippes, qu'on appelait iad (main indicatrice) ou nés (signe de ralliement) *. L'arche, meuble sacré de provenance égyptienne, prit de l'importance. On y renferma toutes les choses d'intérêt général; c'était en quelque sorte Varchivium portatif de la nation. Selon des conceptions qui remontent au moins au ix* siècle, l'arche marchait à quelque distance en tête du peuple, dans ses divers campements. D'après les mêmes traditions, quand on levait les barreaux, on criait : « Lève-toi, lahvé, et que tes ennemis se dispersent ! » Quand on s'arrêtait, au contraire : en Reviens, lahvé, aux myriades, aux milliers d'IsraëP ». Nous

i. Exode, XVII, 15-16.

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