Ps. LXVIll
2. Surtout V. 2 et suiv., 5 et suiv., 8 et suiv., 12 et suiv., 18 et suiv., 25 et suiv.
3. Le morceau a pu servir de cantique pourriniiuguration du temple (v. 16, 25-28). Le passage v. 18 doit sùremcut ôlre corrigé •jKlC?^ id'jx D-Tian, d'après Nombres, x, 36. Tout le développement qui commence au v. 29 est une addition dans l'esprit du second Isaïc; il en est de même des v. 3 ((in) et L
i. Surtout le passage v. 12-15, si plein de l'esprit épique des anciens sirim.
LES BENriSKAEL A L'ÉTAT NOMADE. 203
Il est probable que, pendant les temps d'arrêt, l'arche était déposée hors du camp sous urte tente. C'était ce qu'on appelait ohel moëilj « la tente de réunion », ou ohel édouth, « la tente du témoignage». Peut-être y venait-on déjà chercher des jugements, des oracles divins, prêter des serments. Le Dieu y était censé présent de sa personne. On croyait que la nuée descendait sur la tente, restait à l'entrée, parlait avec les chefs*. Plus communicatif que celui du Sinai, ce Dieu de la tente se laissait approcher; on conversait avec lui. Le Dieu d'Israël s'humanise ; il devient le compagnon de l'homme, le compagnon du faible surtout et du délaissé». Le taheniaculum Dei cum homini" bus existait dès lors.
Mais tout cela n'était qu'un germe. Les institutions avaient encore quelque chose de très flottant. La barbarie était extrême; le ministère des lévis n'avait rien de civilisateur ni de moralisateur. Les Israélites ne se servaient pas de l'écriture. Ce qui
1. Exode, xxxiii, 7-H, passage ancien, qu'il ne faut pas confondre avec les amplifications lévitiques et postérieures à la captivité (Exode, XXV et suiv.), où l'on s'est plu à supposer du temps de Moïse un tabernacle conçu sur le modèle du temple de Jérusalem. Les interpolateurs lévitiques ne firent que développer architecturalement le passage en question.