Douteux. Voy. ci-dessus, p
nine, Astorelh ou Astarté, déesse d'amour et de volupté, origine de l'Aphrodite des Grecs. On l'appelait Aséra, c'est-à-dire l'Heureuse. Ses images ou ses symboles * étaient partout répandus dans le pays*. Les cultes de Baal et d'Astoreth ou Aséra se pratiquaient surtout sur les sommets des collines, au milieu de bosquets sacrés et d'arbres verts. C'était ce qu'on appelait bamoth ou hauts-lieux. On les retrouve encore à chaque pas en Phénicie, surtout dans le pays de Tyr, sur le territoire de l'ancienne tribu d'Aser^. La prostitution sacrée* et l'usage de faire passer par le feu les premiers-nés ^ comptaient entre les bases de ces cultes, que les Hébreux nomades envisageaient avec horreur, mais qu'ils imitaient dès qu'ils étaient eux-mêmes établis. Tant il est vrai que la tente seule les en avait séculairement préservés !
1. Probablement le signe W, si fréquent sur les monumeuls phéniciens et carthaginois. Voy. Corpus inscr. scmit., V partie, t. I, p. 281 cl cuiv., 428 et suiv.
2. Mission de Phénicie, p. 508, 509, 640, 653, C62, 663, 666, 691. On appelait ces images asérim ou aséroth, comme les images de Baal s'appelaient baalim. Voy. Gcscuius, Thés., p. 224, 2' col. C'est ainsi que l'on dit chez nous, en style populaire, (les christs, des bons-dieux, dos saintes-vierges.