Juges, m, 31 ; v
3. Juges, m, 31. Les mots ipan ID^Da e?"»» DIND W paraissent être le second membre d'un distique, où était hyperboliquemeut exprimé le triomphe d'un simple agriculteur sur les Hommes de guerre philistins.
4. Juges, IV, 2 et suiv. Le passage de Josué, xi, 1 et suiv. est relatif au même fait. Le narrateur jéhoviste a reporté la lutte avec k roi de llasor au temps de la première conquête.
5. Le site de Hasor est incertain. Les missionnaires américains (Robinson, III, p. 3G3, 3G-i) Is p.!acer.t à Tell Kliurcibeh, prés (^c Kadès de Nephtali.
OU général en chef, Siseia, paraît avoir été un homme de guerre habile. Il était seigneur d'un puissant fief que les Israélites appelaient Harosethaggoim. Peut-être même devint-il le successeur de labin'.
Or 11 y avait une prophétesse nommée Débora, qui jugeait Israël en ce temps-là. La condition des femmes, chez les tribus patriarcales, n'était nullement ce qu'elle fut plus tard, quand la vie de harem, à partir de Salomon, eut tout à fait abaissé les mœurs. Une prétendue sœur de Moïse, nommée Miriam, prenait dès lors, dans la légende de la sortie d'Egypte, un rôle dont l'état actuel des textes ne laisse peut-être pas apercevoir toute la portée ^ Il y avait des femmes maîtresses d'elles-mêmes, disposant de leurs biens, choisissant leur mari, accomplissant tous les actes d'une existence virile, y compris le prophétisme et la poésie. Il en était de môme chez les anciens Arabes. Les récits sur la vie des tribus avant l'islam mentionnent plusieurs Débora, cumulant les fonctions du chef et du poète. Les traits relatifs à ces héroïnes formaient une
1. Dans lo Cantique de Débora, il n'est pas question de labin Ce lahiii, du reste, flottait fort dans la chronologie traditiouaullo doj l.srat'litcs. Voy. ci-dessus, p. 307, note 4.
"i. .Nuk'Z Miellée, vi, 4.
partie essentielle du cycle épique de la nation*. L'islamisme lui-même eut une auréole pour Hind, fille d'Otbah, qui chantait, à la tête d'un chœur de fenimes, à la bataille d'Ohod, et contribua puissamment à la victoire des croyants.
L'inspirée d'Israël siégeait habituellement sous un palmier, qu'on appelait le palmier de Débora, entre Rama et Béthel, en la tribu de Benjamin, et les Israélites montaient vers elle pour qu'elle leur fît connaître le jugement de Dieu. La prophélesse, comme tous les patriotes, était fanatiquement vouée au culte de lahvé, et traitait, dit-on, de crimes toutes les innovations religieuses, toutes les faiblesses du peuple pour les cultes de Chanaan». Débora prit en main la délivrance de son peuple. Elle envoya l'ordre, au nom de lahvé, à un certain Baraq, fils d'Abinoam, de Kadès en Nephtali, de réunir les Ncphtalites et les Zabulonites à Kadès, puis de se porter vers le Tabor. Elle-même vint, amenant avec elle les hommes d'Éphraïm,
1. Amrah fille d'Amir, Hind fille de Khouss, Khansa, Hind fillu d'Otbah, Sedjah, la prophétesse de Moseilama [Barbier de Meynard].
2. Cantique, surtout v, 8. La leçon est fort douteuse. Après tout, une telle pensée ne dépasserait pas de beaucoup celle qui est exprimée par le roi Mésa, dans son inscription, lignes 5-6 :
de Benjamin, et les Manasséites cisjordaniens. Les tribus d'au delà du Jourdain, quoique averties, les tribus maritimes de Dan et d'Aser, ne bougèrent pas. Juda et Siméon étaient peut-être occupés, de leur côté, à lutter contre les Philistins*. A cette époque, ils faisaient, du reste, presque toujours bande aparté
Ce grand rassemblement de forces israélites au pied du Tabor émut les Chananéens du haut Jourdain et de la plaine de Jezraël. Sisera accourut avec les troupes du royaume de Hasor. Taanak et Megiddo, qui étaient des villes chananéennes-', s'armèrent également contre Israël*. Il est probable que l'armée Israélite se porta du Tabor sur ces derniers adversaires. Sisera vint les secourir. La bataille se livra, en effet, vers les sources du Kison, près de Megiddo. Sisera fut entièrement battu. Il fit, à ce qu'il semble, des pluies très fortes", qui purent contrarier le jeu des chars, et qui, gon-
i. 11 n'est pas question d'eux dans le Cantique.
2. Notez l'omissiun des hauts fuils de Juda dans le livre dos Juges, le nom d'Israël revendiqué par le royaume du Nord après le schisme, l'absence de Juda et de Jérusalem dans l'inscription de Mésa, et^.