Gen., XXIV, xxvii, xxviii
3. Ce mot ne se trouve pas avant le i*' siècle de notre ère; mais il est bien fait; nous l'employons.
4. La peine de hikkaret ou séparation de la tribu entraînait bientôt la mort, l'individu hors la loi n'ayant plus aucune sauvegarde. Voir un curieux exemple de cette pratique chez les bédouins de nos jours: Saulcy. Voy., 1. 1, p. 291-292. Le hikkaret s'observe dans la république des fourmis. La fourmi qui s'écarte des règles de la communauté est chassée et meurt sans tarder.
sang, s'imposant comme un devoir à la famille, suffisait pour rendre le meurtre presque aussi rare qu'ill'est devenu dans nos sociétés au moyen d'institutions beaucoup plus compliquées. Il en est de même aujourd'hui encore en Arabie, où, sans aucun gouvernement établi, le nombre des crimes contre les personnes n'est pas supérieur à ce qu'il est chez nous.
Le pouvoir ne se traduisait, du reste, par rien d'extérieur. Le respect était la cheville ouvrière d'une telle société. On n'arrivait à être chef ni par la violence, ni parle suffrage, ni par l'hérédité, ni par une constitution établie. L'autorité était un fait évident, qui se constatait de lui-même. Sans organisation militaire quelconque, sans prêtres ni prophètes, ces groupes nomades arrivaient ainsi à réaliser parfois des sociétés très parfaites. La nation n'existait pas; mais, grâce à la solidarité de la tribu, la vie et la propriété étaient suffisamment garanties.
Le chef de famille n'avait le plus souvent qu'une seule femme en titre. Dans certains cas, cependant, le patriarche avait pour épouses en même temps deux femmes égales, de sang noble, parfois deux sœiirs\ Ce régime entraînait ses conséquences ordi-