‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 259 sur 280 · Sam., XIX · texte numérisé non relu

Sam., XIX

Dieu soufflant où il veut. C'était de l'élohisme pur'. La raison de Saûl paraît avoir subi d'étranges naufrages en traversant ces bizarreries, dont on ensei-

' gnait en quelque sorte la recette dans les écoles de prophètes. Son intelligence, qui parlicipail à toutes les faiblesses du temps, s'y égara. Il alla jusqu'à la nécromancie, et, à ce qu'il paraît, il s'en dégoûta, puisqu'on lui prête une loi contre les nécromanciens et les sorciers l Le progrès religieux fut presque nul sous son règne. Jamais on n'abusa plus de Vurim et tummim ^ Les questions les plus graves étaient mises au sort des dés, avec une confiance supposant une foi bien aveugle chez les adeptes, et, chez les prêtres dépositaires de l'outil sacré, une audace vraiment inouïe. '

C'est comme chef de guerre que Saùl fut vraiment une colonne en l'histoire d'Israël. Il fut puissamment secondé dans cette tâche par son fils, le brave et loyal Jonathas. Quand Saûl prit le titre royal, la situation était navrante. Les Philistins

* avaient des postes au cœur même du pays, à Géba

1. Ualaam, qui n'est pas iabvéisle, était censé avoir eu des oxtasea, tout comme les prophètes de lahvé. V. ci-dessus, p. 380-381.

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