Sam., XXI, i et suiv.; xxii, 0 et suiv
LES BENl-lSRAÈL A L'ÉTAT DE TRIBUS FIXÉES. 421
pour David; la sympathie en un mot fut complète entre David et les prêtres de Nob.
Tout cela fut rapporté à Saùl par son intendant l'Ëdomite Doëg, homme jaioux et méchant. Le roi fit venir à Gibéa AhimiliK et sa famiUe. Ahimilik défendit David avec beaucoup de modération. Tout fut inutile : Saûl ordonna de mettre à mort les prêtres de Nob. Les racim Israélites refusèrent de procéder au massacre; il fallut recourir à Doëg pour l'exécution. Selon la légende, tous les prêtres furent tués, et Nob fut détruit; un seul fils* d'Ahimilik, nommé Abiatar, s'échappa et se sauva auprès de David. Ce qui est probable, c'est qu'Abiatar était resté à Nob et qu'à la nouvelle du ineurtre de son père et de ses frères, il alla rejoindre David. Il portait, en effet, l'éphod avec lui ; or il n'est oas probable que la troupe sacerdotale eût pris l'ustensile sacré, quand elle vint trouver Saûl après la dénonciation de Doëg.
L'oracle de lahvé, ainsi tombé entre les mains de David, lui rendit de signalés services. Le bruit s'étant répandu que les Philistins attaquaient le village de Quéila et pillaient les aires, David consulta lahvé pour savoir s'il devait se porter sur