‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 272 sur 280 · Voy. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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16 avril 1799. Saùl fut pris de mortelles hésitations. Il interrogea lahvé, « qui ne répondit ni par des songes, ni par Yurim, ni par des prophètes » *. Samuel surtout lui manquait. Samuel avait été son génie suprême. Saùl s'était habitué à n'agir que par les conseils du voyant de Rama ; privé de lui, il ne pouvait plus vivre. Il voulait à tout prix le revoir. C'est alors que le malheureux entendit parler d'une uécromancienne, qui en secret pratiquait son art, tout près de là, à Endor. Il se déguisa, prit deux hommes avec lui, se rendit à Endor. La sorcière crut d'abord qu'on voulait lui tendre un piège. Elle demanda à Saûl qui il voulait voir. Le roi demanda Samuel. « Pourquoi m'as-tu trompée? dit la femme. Tu es Saûl. — Ne crains rien; dismoi, que vois-tu? — Je vois des élohim ' montant de terre. — A quoi cela ressemble-t-il? — C'est un vieillard qui monte, et il est vêtu d'un manteau. »

Saiil ne douta pas que ce ne fût Samuel. « Pourquoi, lui dit l'ombre, es-tu venu me troubler pour me faire monter de la sorte'? — Je suis dans la détresse, répondit Saûl ; les Philistins me font la

i. I Sam., xxviii,6.

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