Voy. les exquises idylles Gon,, ch. xxiv et ch. xxix
3. Geii., ch. X, où les Chananéens sont rattachés à Cham, sans doute parce que, ù l'époque où fut rédigée cette table ethnographique, les Chananéens étaient déjà égyptianisés do mœurs et de civilisation.
4. La langue phénicienne ne différait do l'hébreu que par dos
puisse l'expliquer, est une considération qui doit l'emporter sur toute autre. Les Chananéens et les Térachites étaient proches parents, et, à certains moments, les Israélites éclairés en convenaient ; mais le caractère des Hébreux et leur genre de vie différaient totalement de ceux des Chananéens ^ Les Hébreux restèrent longtemps nomades et pasteurs. Même établis, ils gardèrent toujours le type de la vie patriarcale, l'aversion pour les grandes villes architecturées et pour les États organisés.
Certes, il est une hypothèse qu'il ne faut pas repousser comme impossible. Les anciens critiques la caressèrent, et les récentes découvertes de l'épigraphie y ont donné une certaine vraisemblance ; c'est celle d'après laquelle les Abrahamides, avant leur entrée dans le pays de Chanaan, auraient parlé araméen, et, en entrant dans le pays de Chanaan, auraient adopté la langue de ce pays, c'est-à-dire l'hébreu'. En voyant le désert arabe ne fournir que des inscriptions araméennes*, dont quelques-unes
variétés dialectales assez légères. Voy. Corpus inscr. scmit., i" partie.