DOYENNÉ DE SAINT-GEORGES
VILLERS-GHAMBELLAN
VUers, 1 209-1 230, Capella de Villaribus. Reges. vis. d'Eu. R. Villiers, xive siècle.
On lit dans la déclaration de 1419 : « Item vingt soubs de rente à Villier le Chambellant et une somme de bled. »
Celle de 1462 entre dans plus de détails : « Item en la paroisse de Villiers sur le molin Martel une somme de froment et sur le prey à la Ramée a la Fontaine Mesnart vingt sols. »
On trouve aux archives de la Seine-Inférieure la charte sans date, mais qui paraît être du xii* siècle, par laquelle Jean Martel accorde aux religieux de Saint-Lô, en pur don et pour le salut de son âme, une somme de blé à prendre chaque année dans son moulin de Vilers (2).
Villers-Chambellan faisait autrefois partie du doyenné de Saint-Georges, bailliage de Rouen, et le seigneur du lieu, sui-
(i) Pouillé de R. Roussel.
(2) P. just., LXXXUI.
vant les pouillés, présentait à la cure. La paroisse, au temps d'E. Rîgaud, valait lxxx 1. et contenait cent feux. C'était alors un certain Gaultier Chambellan qui en était le seigneur. Le pouillé de 1738 n'indique plus que vingt-cinq feux.
Cette paroisse est aujourd'hui supprimée; l'église n'existe plus et la commune n'est qu'un simple hameau de 240 habitants, réuni à Villers-Ecalles; canton deDuclair, arrondissement et à 16 kilomètres de Rouen, 760 habitants.
Suivant Orderic Vital, Etienne de Blois, roi d'Angleterre, aurait assiégé ce lieu, sur Rabel Chambellan de Normandie, en 1137.
Doit-on attribuer à ce Rabel ou à Gaultier, dont nous venons de parler, l'honneur d'avoir donné un surnom à la paroisse de Villers ?