‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 102 sur 131 · LIVRE II. — INSURRECTION · texte numérisé non relu

LIVRE II. — INSURRECTION

pris les armes, le 4« août, dans le comté de Chester. Il avait, peu de jours auparavant, conçu quelques doutes sur le concours des grands chefs royalistes, et un peu de trouble avait percé dans son attitude et ses discours. Mais, le jour venu, il leva sans hésiter son drapeau et entra en campagne. Malgré un violent orage et des torrents de pluie, un grand nombre de voisins et d'amis se réunirent à lui à Warrington, où le colonel Whitley^ envoyé par Mordaunt, lui remit une lettre du roi qui se montrait prêt à passer la mer et à venir prendre sa part de leurs dangers. Booth publia aussitôt une proclamation prudente, où le nom du roi n'était pas prononcé : « Nous « ne nous armons, » disait-il, « que pour nous défendre « nous-mêmes et tous ceux qui voudront, avec nous, « revendiquer la liberté du Parlement contre toute vio- « lence, ainsi que les lois, les libertés et les propriétés « des honnêtes gens de cette nation qui gémissent mainci tenant sous des mesures et des taxes illégales, arbi- « traires, insupportables, et inconnues à nos ancêtres.» Au premier moment, le succès fut prompt et facile: des comtés voisins et des frontières du pays de Galles, les volontaires accouraient; plusieurs villes fournirent de l'argent pour acheter des munitions et de6 armes. Le comte de Derby, sir Thomas M iddleton , le colonel Egerton prirent parti activement. Middleton, vieillard de quatrevingts ans, parut à Wrexham, un jour de marché, à la tête d'une troupe de Cavaliers, et brandissant son épée au-dessus de sa tête, il fit proclamer roi Charles Stuart. Dans Liverpool, le colonel Ireland se prononça pour les

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