LIVRE I. — OUVERTURE
« monde, vous auriez entendu parler de graves désor- « dres, à raison de l'immense arriéré de solde qui leur « est dû.... Ceci étant une question d'argent, je la re- « commande spécialement à la Chambre des Communes. « Vous avez, vous le savez, une guerre avec l'Espagne, « entreprise de l'avis du Parlement. L'Espagne est un « ancien et puissant ennemi ; il sera nécessaire, pour « l'honneur et la sûreté de ces nations, de poursuivre « vigoureusement cette guerre.... Je remets au garde « du sceau, mylord Fiennes, le soin de vous dire beau- « coup d'autres choses.... Mylords, et vous, Messieurs « de la Chambre des Communes, je vous recommande « de maintenir, entre vous et dans vos débats, ce bon « vouloir et cette union qui feront de vous l'exemple de « la nation ; elle vous a envoyés ici en paix, et en priant « Dieu que l'esprit de sagesse et de paix soit avec « vous; ce sera aussi ma prière pour vous; faisons tous a ensemble nos efforts pour que ceci soit un heureux « Parlement *. »
Le garde du sceau, Fiennes, débuta en vrai courtisan : « Quand le sage, » dit-il, o propose cette question « — Que peut faire l'homme qui vient après le roi ? — il « y répond ainsi lui-même : — refaire ce qui a déjà été « fait.— A la même question posée aujourd'hui—Que « peut dire celui qui parle après Son Altesse? — il con- « vient de faire la même réponse : — redire ce qui a
« Pari, hist., t. XXI, p. 265-269 ; — Burton, Diary, t. III, p. 8, 2, 7-11, 35 Bordeaux à Mazarin, 6 février 1658 {Documents historiques, n° XII).