‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 66 sur 131 · DU LONG PARLEMENT RÉTABLI · texte numérisé non relu

DU LONG PARLEMENT RÉTABLI

clusion déjà prononcée contre tout membre resté étranger, depuis 1048, aux séances du Long Parlement; et il ne resta plus à Prynne lui-même qu'il protester avec éclat, en publiant un long récit de la nouvelle violence que ses amis et lui venaient de subir : « Pire et plus « oppressive guerre contre le Parlement, » dit-il, « que « ne lui en ont jamais fait le roi décapité et les Cava- « liers1. »

Mais c'était là une de ces violences faciles que des vainqueurs commettent impunément contre d'anciens vaincus, et qui ne retombent sur leurs auteurs que plus tard, quand le malbeur les frappe à leur tour. Les chefs républicains., qui tentaient leur propre restauration, étaient, dès leurs premiers pas, en présence de rivaux plus redoutables et de plus graves périls.

Malgré leur défaite, au premier rang étaient les fils de Cromwell. On se débat toujours pour ne pas tomber du rang suprême, même quand on n'ose et ne sait pas s'y maintenir. Richard, presque prisonnier et indolent dans Whitehall, ne laissait pas d'y garder des perspectives et des velléités de Protecteur. Le Parlement chargea Haslerig de lui porter l'ordre d'en sortir. Richard reçut, avec une hauteur pleine de dédain, et le message et Je messager. Il prêtait l'oreille aux instances des Cavaliers, en secret assidus autour de lui. Ils le pressaient d'écrire à son frère Henri, à Lockhart et à Montaguc uui corn-

* Parl.hist., t. XXI, p. 372, 384-398 ;— Mistriss Hutchinson, Mémoires, dans ma Collection, t. II, p. 278;— Somers's Tracts, t. VI, p. 521-524 ;— Journal* of the h. of C, t. VII, p. 647.

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