‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 85 sur 131 · LIVRE II.— ATTITUDE ET RENOUVELLEMENT · texte numérisé non relu

LIVRE II.— ATTITUDE ET RENOUVELLEMENT

vivaient retirés dans leurs terres, ne voyant à tenter rien de sérieux ni d'un succès probable, et se bornant à transmettre, de temps en temps, à Charles II les assurances de leut dévouement et un peu d'argent. Le petit comité, chargé à Londres des affaires du roi , loin de pousser aux entreprises hardies, les déconseillait au contraire, et ne recommandait que la prudence et l'attente : « Si vous pouviez paraître ici avec une forte un peu

* Considérable, écrivait M. Âsbton àHyde1, beaucoup « de gens se joindraient à votfs; mais que vos anciens

* serviteurs recommencent d'eux-mêmes quelque chose ^ « outre que cela est trèîMfflprobable, rien ne serait plus e nuisible à vos affaires, car vos ennemis m désirent

fien tant qu'un incident pareil, qui mettrait un terme « à leurs discordes et les rallierait entre eux pour agir « Contre nous. » Charles et ses conseillers dans l'exil àtalent eux-mêmes adopté cette! politique expectatnte î « Nous péfnsdns tout à fait comme voira que nos amte « doivent se tenir tranquilles jusqu'à ce qu'une boffité

* occasion vientfe à s'offrir, écrivait Hyde*, et nous «r faisons tout ce que nous pouvons pou* leur persuader

* que c'est bien là l'avis et Tordre du roi, * Lorsque, malgré ses instructions , quelques Cavaliers impatients machinaient quelque complot, le traîfre que, deux ou trois anS auparavant, Croimtell avait acheté dans le comité royaliste, sir Richard Willis, toujours vendu aux mêmes conditions de modération discrète , continuait

t Le 15 juillet 16ÔG.

* Le 10 mai 1659.

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