DU PARLEMENT
(lüliarquement royaliste à soutenir. 11 prit hardiment son parti, se rendit sur-le-champ à Londres, se présenta au Conseil d’Ëtat, et affirma qu’il n’était venu que pour faire des vivres, qui manquaient absolument à ses vaisseaux. Sans ajouter foi à cette apologie, le Parlement, peu porté à faire grand bruit d’une défection avortée, laissa tomber ses soupçons. Au milieu de leur victoire, les chefs républicains sentaient leur péril et ne voulaient pas l’aggraver. L’abattement des vaincus et le séquestre de leurs biens étaient, pour eux, les fruits importants du succès. On évaluait à plus de trois millions de livres sterl. la valeur des domaines qu’on avait à saisir; il y avait là de quoi défrayer quelque temps la république et récompenser les serviteurs fidèles. On distribua sur-le-champ, aux soldats de Lambert, 3,000 livres sterl. sur la valeur des terres de sir Thomas Middleton. Quant aux personnes, on les arrêtait, on les retenait en prison, on entamait contre elles des poursuites, mais sans y apporter ni urgence, ni violence. Accusé, à bon droit, de complicité dans l’insurrection, sir Antoine Ashley-Cooper, sur le rapjiort de Nevil, fut déclaré innocent'. Chargés d’interroger sir George Booth, et plusieurs autres qui avaient été amenés avec lui à la Tour, Vane et Haslerig y procédèrent avec égards. On publiait librement des pamphlets pour recommander aux vainqueurs la modération envers les vaincus; on les engageait à ménager le sentiment national et les chances de l’avenir. Eu.vmémes, à leur tour,
* Le 14 seplemlire 1650.