‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 110 sur 636 · Q4 LIV. I. CH. 11. MAYENNE RÉSOUT D’ATTAQUER LA POSITION · texte numérisé non relu

Q4 LIV. I. CH. 11. MAYENNE RÉSOUT D’ATTAQUER LA POSITION

pied des collines de gauche ; il avait garni l’un des points principaux de la position d’un redoutable appareil de défense.

Henri achevait ces travaux, quand il apprit que Mavenne, instruit par ses espions de la difficulté qu'il trou verait à forcer le passage, avait renoncé à suivre cette route, était remonté vers Neufchâtel et vers le comté d'Eu, et annonçait par cette marche la résolution où 1l était d'attaquer Dieppe et la position du roi, non plus par le côté gauche, mais par le côté droit. La combinaison du duc était de déjouer tout ce que l'ennemi venait de faire ; d'enlever par une impétueuse et successive attaque le faubourg du Polet d’abord, la ville de Dieppe ensuite, tandis que Henri en défendrait les approches à une lieue et demie de là ; d’ôter à son adversaire tous les moyens de résistance ou de retraite qu'il pouvait tirer de l’occupation de la place ; de marcher ensuite à lui, et de l’écraser sous le nombre. Le roi, de concert avec le maréchal de Biron, arrèta sur-le-champ les mesures propres à ruiner le plan de Mayenne.

Deux routes, nous l’avons vu, conduisaient au Polet. L'une, dont le point de départ était à Neufchâtel, passait à Archelles, à la tête de la chaussée d'Arques, continuait par le bas 4 côteau de Saint-Etienne jusqu’à Martin- Ég glise, et en sortant de ce village suivait Le plateau des

à sa marche, et aux travaux militaires exécutés par le roi. « Les enne- » mis avoient repris les lieux de Gournay, de Neufchâtel et la ville » d'Eu, et cheminoient avec assurance d’en faire le semblable dudit » Arques, et d'en desloger le roy et son armée. Mais en approchant » de plus près, ayant esté par eux recogneu ce qui avoit esté faict, » comme ils ne manquent pas d’advis et en sont fort bien servis, » combien (quoique) ce feut leur droict chemin pour s'approcher de » l’armée de Sa Majesté, de venir sur le costeau trouver le camp for-

nine, et qu’us n'en pussent prendre d’aultres, sans faire un grand » détour; toutes fois plustost que d'en prendre le hazard, ils résolurent etc. »

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