SOUMISSION D’AIX, DU PARLEMENT ET D'UNE PARTIE DE LA PROVENCE
bres du Parlement d'Aix réfugiés à Sisteron et constitués en Parlement royal, qui soutenaient franchement la cause de Henri. À la tête de la seconde se trouvait d'Épernon , qui, au milieu des dangers du roi, lui avait extorqué la concession ou la confirmation du titre de gouverneur de la province, et qui voulait employer l’autorité attachée à ce titre et une armée de Gascons qui ne dépendait que de lui, à subjuguer le pays et à s’y créer une principauté féodale et indépendante. Au milieu de ce chaos, chacun des six partis avait ses créatures, ses soldats, ses villes, et exercait ses prescriptions et ses ravages sur les districts du pays qui ne le reconnaissaient pas. Comme la Provence avait fait une plus rude expérience des révolutions que toute autre province, elle se déclara aussi lune des premières du royanme en faveur de Henri, cherchant sous son autorité et sa protection une fin à ses maux. Les partisans de la comtesse de Sault et les carcistes se réunirent aux royalistes purs pour se débar— rasser à la fois du despotisme de d’Épernon et de la domination de l’étranger. A la fin de 1593, plusieurs seigneurs et plusieurs se telles que arte, Manosque, De. Toulon, Tarascon, se révoltèrent contre d’ Épernon et se confédérèrent. 1e 3 janvier 1594, les principaux seigneurs assemblés décidèrent de reconnaître Henri, de lui livrer Aïx, capitale de la province, de faire désormais administrer et rendre la Justice en son nom, de poursuivre la destitution de d’Épernon comme gouverneur, de continuer la guerre, pour détruire le ai qu'il avait bâti près d'Aix dans le dessein de l’asservir. Le 5 janvier cette décision fut approuvée par le conseil général du pays et par le Parlement d'Aix, qui deux jours plus tard rendit un arrêt en conséquence.
On n'aurait qu'une idée incomplète du rôle politique que Jjouèrent les Parlements à cette époque de notre histoire, si