‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 529 sur 636 · OCCUPATION A L'OCCIDENT SUR DEUX GRANDES LIGNES · texte numérisé non relu

OCCUPATION A L'OCCIDENT SUR DEUX GRANDES LIGNES

les secourir si on les attaquait. Mais d'Humières ne trouva aucune résistance sérieuse : quarante ligueurs sortis de la rue de la Huchette, après avoir fait feu se sauvèrent, et les royaux s’emparèrent du pont Saint-Michel. Le troisième corps ayant pour chefs le maréchal de Matignon et Bellegarde, dut occuper les bords de la Seine depuis les Tuileries jusqu’au pont au Change, en face du pont Saint-Michel. Dans sa route, elle rencontra sur le quai de l’Ecole un poste de cinquante lansquenets qui tenta de résister, et qu’elle tailla en pièces : vingt-cinq ou trente étrangers furent tués et autant jetés dans la rivière. Matignon envoya sous la conduite de Bellegarde un détachement qui s’empara du Louvre, oceupa la place Saint- Germain-l’Auxerrois, et se relia ainsi à la division de Saint-Luc. Le gros du corps de Matignon, continuant sa route, se porta sur le pont au Change et sur le grand Châtelet dont il se saisit. Il opéra en outre sa jonction avec la troupe de Vitry et avec celle partie de l’Arsenal, et leur fournit son contingent pour l’occupation de la Cité et du Palais. La quatrième division était conduite par le duc de Retz : elle avait pour instruction d’affermir la prise de possession depuis la Porte-Neuve jusqu’au orand Châtelet, et d’envahir toute la rue Saint-Martin. Deux corps de troupes, l’un commandé par d’O, l’autre conduit par le roi, furent destinés à étendre l’ocçupation dans la ligne que Saint-Luc avait suivie : Henri marchait après d’O, et surveillait ses démarches. Les troupes de d’O en partant de la Porte-Neuve prirent à gauche, se saisirent du rempart sur leur route, et marchèrent vers la porte Saint-Honoré où l’échevin Neret les attendait avec sa famille et nombre de citoyens dévoués, ses amis. Ces troupes débouchèrent la porte, s’y fortifièrent, puis tournèrent les canons placés sur les remparts du côté de la ville, et en face des grandes rues, de manière à foudroyer

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