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CHAPITRE IV

Suite des progrès du roi et de ses lieutenants sur la Lique et sur l'Espagne, depuis la réduction de Paris jusqu'à la déclaration de querre à l'Espagne. Défection dans la coalition contre la France. (22 mars 1394-16 janvier 1593).

La prise de possession de Paris précipite la destruction de la Ligue, — Dans l’Ile de France, soumission définitive de Villeroy et de d’Alincourt avec Pontoise (24 mars), — Dans la Normandie, traité de Villars pour Rouen, Le Havre, Harfleur, Montivillier, Pont-Audemer, Verneuil (27 mars). Soumission de Honfleur et de Neufchatel avec leurs gouverneurs (avril). Toute la Normandie est replacée sous la loi du roi. — En Champagne, réduction de Troyes et de Sens (5, 30 avril), — En Picardie, réduction de Péronne, Roye, Montdidier avec d’Estourmel ; d’Abbeville et de Montreuil (avril). — En Auvergne et en Guyenne, réduction de Riom, Agen, Villeneuve, Marmande avec Montluc, de Périgueux et de Sarlat en Périgord, de Rodez, en Rouergue (avril, mai). .— Philippe IT projète d’écraser à la fois, par un grand armement, Henri IV et Mayenne, et de subjuguer la France. Il donne des ordres en conséquence dans tous les pays de sa vaste monarchie. Il entre dans des rapports entièrement nouveaux avec Mayenne et Mercœur, humilie et démembre la Ligue, La levée en masse d'hommes ef d'argent qu’il a prescrite, ne s’effectue que dans une petite mesure, et l’affaiblissement de la Ligue favorise les progrès de Henri, — Le roi résout de hâter la dissolution de la Ligue par les succès militaires. Il assiége et prend la ville de Laon, devenue la capitale de la Ligue, malgré les efforts de Mayenne et des Espagnols pour la secourir (22 juillet). Mort de Givry. Sentiments et conduite de Biron le jeune. — Terreur produite en Picaräie et en Champagne par la conquête de Laon. Soumission de Chateau Thierry en Champagne, d’Amiens en Picardie (juillet, 14 août). — Traité du roi avec Balagny : Cambrai donné pour rempart à notre frontière. — Suite des soumissions en Picardie : Dourlens et Beauvais réduits (22 août). Le roi reprend le siège de Noyon, contraint le gouverneur à rendre la place, et l'amène lui-même à faire sa paix (4e octobre). Dans toute la Picardie, il ne reste plus quetrois villes à la Ligue et aux Espagnols. — Etat du Poitou, du Maine, de l’Anjou, de la Bretagne à l'arrivée du maréchal d’Aumont. Après la soumission de Poitiers et de Laval, la Ligue ne se maintient plus que dans une seule place et de peu d’importance de chacune des provinces du Poitou, de l’Anjou et du Maine, En Bretagne, d’'Aumont contraint Concarneau, Redon, Quimper-Corentin à capituler ou à traiter : Morlaix et Saint-Malo se soumettent volontairement. D'Aumont, avec le secours des Anglais auxiliaires, détruit le fort de Crodon, et le formidable établissement formé par les Espagnols sur la côte. Partout où il peut porter ses armes, il détruit le brigandage dans le pays. Affaiblissement marqué du parti ligueur et du parti espagnol en Bretagne. : - Extinction du Tiers-parti, après la mort du jeune cardinal de Bourbon et de Francois d'O. — Plusieurs membres de la famille de Guise se séparent de Mayenne et traitent avec le roi, ce qui hâte la dissolution de la Ligue. Le duc d'Élbeuf sollicite et obtient le gouvernement de Poitiers. Le duc de Guise échange le gouvernement de Champa-

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