PREMIERES NÉGOCIATIONS POUR LA PAIX
et le plassolî(le< appui deavvhig^s *. n<Mi veau grief et décisif contre le(parti.Dà]iiâ! le cotu^ajalde-lTlO, ja. reiae disgracia, soccessiveatenl • toas • les miBtstœs » Sunderlând, gendreidôMarlborouglir, Ie^ranid( trésor rier Godolfia, le président (du conseil Soaifliierâ^. le grand mai tret de. la maison^ etc., ete.^el^eniiii^ladiiihchesse de Marlboo^ougli qui datrendtet les* clefs dW de surintendanle. A leutr place arrivèrent tous tories, ealre lesquels il faul distinguer Harley», plias- tarid comte d'Oxford, et Sainl-Jeaaqui devint l>ieiitô£vi-f comte de BolingbrO(ke. Le parlement: fut ajourné, puis dissous et detiiouvelles élections ordonnées; On n'ignora pas en France ces -changemendsy Dangeau i"K)te exactement cbaciin à: sa date; on s'-entretenait même de la disgrâce probabie de Marlborougb; mais on osait ^ à peîjae s'-en prom^ettre^ qiielquet ayauntage. M^® de Mainlenon écrivaitàicesuji^tt «rSi toutceiqm « se passe en Aogletêrrern'apporte pas d'autre chan* c< gem^ntqueiCelaidécegénéral, ilmes6mbJe«que;c^e6t «peu de chose. .Nous sommestrop mal |X)ur;qui.'un « seulhois9flOGiepuissenousrétai>li#OQ(iK>us«au.ver(l).» Le changement. qu'elle iVeotre^'oyait paa: étail* à. sa porte.
Les nouvveaux; m^imstres. anglais < avaient besoiii, pour se main tenir^d'unparlemenit dévoué et de la paix générale. Rour avoiir de parlement^ ils liirenteu' secret appel aux'jacobitefi* Harley.fiil savoir à BôrwicL en France que la^xeine était disposéetàiiréiiblirrle'pDér
(1) Lettres de iMain tenon, 2î décemiu-e .1710.
512 LA FRANCE ET L'eSPAGXE RELEVEES
tendant dans ses droits^ mais qu'il fallait préalablement que la paix fût conclue, et, pour conclure la paix, que le ministère eût lamajorité dans la Chambre basse. Berwick et le prétendant saisissant cette espérance s'empressèrent d'inviter leurs partisans en Angleterre à voter pour le parti de la cour. Berwick a reconnu plus tard que tout cela n'était qu'un jeu delà partdeliarley pour s'assurer des voix (1). Mais ce jeu lui réussit dans le moment méme,et donna la majorité aux ministres. Le nouveau parlement était à peine assemblé que déjà l'hostilité éclatait contre Marlborough,et qu'on parlait d'examiner sa conduite comme général et comme plénipotentiaire.
Pour avoir la paix, Harley s'adressa inopinément à Louis XIV. Un abbé Gautier, Français, qui vivait obscurément à Londres dans la maison d'un des ministres, fut dépêché incognito à Torcy (15 janvier 171 1), et, pour première parole, lui demanda s'il voulaitlapaix, la lui offrant de la part de TAnglelerre, et l'invitant à proposer aux Hollandais de nouvelles conférences. On peut juger de la surprise et de la joie de Torcy par cette phrase de ses Mémoires : a Interroger « un ministre du roi s'il souhaitait la paix, c'était « demander à un malade attaqué d'une longue et dan- « gereuse maladie s'il veut guérir. » Cette proposition d'ailleurs, toute vague qu'elle était, suscitait quelques espérancesdignes de considération. Que l'Angleterre, après tant d'acharnement hostile à La Haye et à Ger-
(1) Mémoires de Berwick, en 1711 et 1714.