MESURES QUARANTENAIRES
Une épidémie de choléra ayant fait son apparition en Âssir dans l'été de 1874, le Gonseil de Santé déeida, le 13 août, que tous les bateauxel barques venant des ports du Hedjaz ne seraient plus admis dans les ports du Soudan, mais dirigés sur le port d’El-Wedj pour y subir la quarantaine #), Ei- Wedj se trouvant dans le nord de la mer Rouge, la mesure n'était guère pratique pour les navires qui, venant de Djeddah ou des ports méridionaux de l'Arabie, se rendaient à Souakin ou à Massawa ; aussi le Khédive prescrivit-il à Munzinger de recevoir dans ces deux ports les navires en provenance d'Arabie et de leur y faire subir une quarantaine . de 21 jours ( : quelque temps après, cependant, sur instructions venues d'Égypte, les navires qui se présentaient à Souakin reçurent l’ordre d'aller purger leur quarantaine à Massawa, Les habitants de Souakin se plaignirent alors de cette mesure qui entravait leur commerce (5), Mais
0) Lorsqu'il nomma Moustapha bey el-Tosselli gouverneur de Souakin, au mois d'août 1895, le Khédive lui rappela que les terres des régions de Tokar, Sinkât et Aghik étaient aptes à la culture du coton, que celui-ci avait déjà été cultivé avee suecès au moyen des eaux de pluie, et il lui recommanda de développer la eulture de vette plante (À. À., Reg. 10, Ordres supérieurs, pièce 25, p. 18, 0.5, à Moustapha bey cl-Tosselli, 18 août 1875),
À, À., Reg. 3620, Dép. Gouvernorat de Souakin, pièce 6, p. Ga, le gouverneur de Souakin au Ministre de la Guerre, a8 février 1876, Un épieier grec du nom de Costanti apporta également en mars 1876 une égreneuse À quatre roues et d'une foree de 4 chevaux pour l'installer près de Souakin (A, A., Reg. 38, Arr, Abd. pièce 35, le gouverneur de Souakin à Khairi pacha, 17 mars 1876),
9) À, A,, Reg. 19, Dép. Abd., la Maïa Sanieh aux gouverneurs de Suez, Part- Saïd, Kosseir, Souakin et Massawa, 13 août 1874.
MA, A., Rog. 19, Dép. Abd,, le chambellan du Khédive à Munzinger, 15 août
(A, À., Rog. 5, Arr. Maïa Sanieh, pièce 8, p. 19, Munzinger à la Maïa Sanieh, 29 octobre 1874.
lorsque Munzimger demanda au vice-roi de fa retirer, celui-ei lui presers vil de se conformer aux instructions données par le Gonseil de Santé it. © En 1876, la mesure obligeant les navires venant d'Arabie à se rendre à El-Wedj, pour y purger leur quarantaine, fut remise en vigueur. C'est ainsi qu'en mars 1876, le paquebot Zapazig qui venait de Djeddah et sr rendait à Souakin, aurait dû, avant de pénétrer dans ce port, passer d'abord par El-Wedj ; ce déroutement lui aurait fait perdre dix-sept jours et, de plus, le navire n'avait pas assez de charbon pour l’effectuer, Le gouverneur de Souakin prit alors la mesure qui s’imposait en la cireonstance : comme la patente était nette et les passagers en très bonne santé, il admit le vapeur dans le port après lui avoir fait purger une quarantaine de cinq jours ©.