CHAPITRE SEIZIÈME
vier 1789. La Noblesse du Roussillon s'empresse de dé* clarer c< qu'elle entend partager, & égalité, avec le Tiersce Etat, les charges publiques. »
Dans la nouvelle organisation du territoire français, on forme le département des Pyrénées-Orientales, du ci-devant Roussillon, du Gonflent, du Yallespir, de la Cerdagne française, du Capcir et du pays de Fenouillèdes.
Le Port-Yendres, auquel, depuis 1772^ six pontons travaillaient constamment à draguer et enlever les vases, pouvait, en 1789, recevoir des frégates.
Le 17 du mois d'avril, l'armée espagnole envahit le n93. territoire par Saint-Laurent-de-Cerdans. Elle descend dans la plaine sans résistance; car on avait k peine pu réunir pour la défense dix-huit cents hommes d'infanterie et deux cents cavaliers. Les Représentants du Peuple accourent et animent les populations : on rassemble sous le drapeau douze mille hommes, mal armés, sans instruction, mais pleins d'enthousiasme. Le 15 mai, arrivent les généraux Dagobert et de Fiers. Le combat du Mas-^Deu, engagé avec trop de précipitation, dès le 17, ramena jusqu'à Perpignan les débris de nos troupes indisciplinées. Réunis sagement et formés au camp de l'Union, deux mille mètres en avant de la citadelle, nos volontaires rivalisèrent bientôt avec les anciens soldats. Le 17 juillet, ils repous-i sent une attaque , tandis que Dagobert battait l'ennemi au col de la Perche et k Olette; plus tard, le 17 septembre, la bataille de Peyrestortes eut des résultats décisifs, qui obligèrent les Espagnols k repasser la Tet. A leur tour, ils battent les Français k Trullas, et s'emparent de CoUioure, par la trahison du commandant du fort Saint-Elme.
Dagobert et Dugommier reprennent toutes les places. 47m, Ce dernier arriva le 16 janvier de Toulon, où il avait montré une grande capacité. Dagobert meurt quelques jours
après la prise d'Urgel, où il avait été blessé le 18 avril. Itataille du Boulou : les Espagnols y éprouvent une défaite complète. Le 20 mai , reprise de Collioure et de ses forts, défendus par sept mille hommes. Entrée en Catalogne le 7 juin : Dugommier est tué le 1 7 novembre , d'un éclat d'obus, en enlevant les lignes de Figuères ou de la forêt Noire. Le 20, le général ennemi la Union fut trouvé percé de coups sur le champ de bataille. La prise de Roses termina glorieusement cette campagne : le général Pérignon avait pris le commandement ; il continua la série de nos succès. Le i^^ août, la paix est proclamée, par suite du traité de Bâle * .
De 1779 « Nous croyons utile de donner une notice des travaux
1802. importants exécutés par les Ingénieurs des Ponts et Chaussées, dans la période de 1779 à 1802, pour maintenir dans leur lit la rivière de la Tet et son affluent la Basse , auprès de Perpignan . Us eurent pour but la conservation de la digue Orry, constamment attaquée et souvent rompue par les crues : ils adoptèrent un système de recouvrement des talus intérieurs, consistant en pavage de gros cailloux encadrés , de quatre en quatre mètres , par des chaînes de forts libages ; le bas des talus , renforcés d'une ligne de pilots et palplanches, pour prévenir les affouillements. On peut porter à 4 ou 500.000 francs , la dépense qui fut faite pendant ces vingt années. L'ap* pareil exécuté ne résista pas long-temps, et il reste a peine quelques vestiges d'un perré qui devait être indes-tructible.
1308 Invasion de l'Espagne. Dès la fln de 1807, divers* corps
avaient franchi la frontière, sous des prétextes spécieux ; et douze mille hommes, sous le général Duhesme, pas-
< Nous renvoyons à l'cxcellenl ouvrage de M. le commandaut du Génie Kervel , pour riiisloriqiie tomplel des rainpagncf de la Révolution dans le» Pyr6n<*cs-0rienlales.