‹ Histoire du RoussillonChapitre 60 sur 241 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

doivent nous le faire considérer comme la tige des Comtes héréditaires de Cerdagne. BofaniU cite entr'autres, une charte des archives royales, datée du i8 février 900, où l'on voit, dans un plaid tenu par le comte Miron, Renaldus et Bioturius confesser que certaines terres du lieu de Stégal, en Cerdagne, appartiennent à l'abbesse Hémon, sœur de ce Comte, et non à eux. Plusieurs autres chartes nous a{^rennent que d'Ave , sa femme , dont on ignore la famille, Miron eut quatre fils : Séniofred, Yuifred, Miron et Oliba-Cabréta. Dans son testament, des ides de juin 925, après avoir fait quelques legs aux églises, k ses cinq enfants naturels, et à leur mère Yirgilia , il institue héritière sa femme , si elle reste veuve , conjointement avec les enfants qu'elle lui a donnés. Il mourut avant le 5 des ides de septembre 927, jour où ses exécuteurs testamentaires délivrèrent deux legs faits par lui.

Séniofred, l'aîné des quatre fils de Miron, lui succéda dans les Comtés de Berga , Cerdagne et Confient. Ses frères Vuifred et Oliba prennent bien le titre de Comtes dans une donation faite au monastère de Saint-Michel-de- Cuxa , en 941 , conjointement avec leur frère Miron et Ave , leur mère ; mais ils paraissent lui être inférieurs , car on voit dans la charte 73 du Marc. Hisp., Séniofred envoyer son frère Vuifred à Louis-d'outre-Mer, pour lui demander la permission de donner, au monastère de Saint-Michel, quelques terres dépendantes de son Comté. Suivant une charte du 3 des calendes d'août 993, relative k la consécration de l'église de ce monastère, Séniofred étant fort jeune , avait construit à pierre et à chaux cette église , qui . n'était auparavant bâtie qu'en cailloux.

et terre grasse ; et lors de sa consécration , il lui fit de grandes libéralités, de concert avec sa mère et son Trère Oliba. Le comte Vuifred n'est point nommé dans cette charte. Dès avant 950, il parait avoir été investi du Comté de Bésalu, possédé par son oncle Suniaire, jusqu'au moment où il se trouva seul Comte de Barcelone. Yuifred mourut assassiné, avant le mois de juin 962, sans qu'on puisse en assigner l'époque exacte. Son frère Séniofred vengea sa mort ; et, après avoir puni les meurtriers, il ajouta le Comté de Désalu k ses autres domaines. Il fit son testament le jour des calendes d'octobre 966, et mourut en 967. Nous avons de nombreuses chartes de ce Comte. S'il ne s'y intitule jamais Comte de Cerdagne, il ne prend pas non plus le titre de Marchio, presque toujours distinctif des Comtes de Barcelone. Ces actes sont toujours relatifs à des églises de Cerdagne, de Bésalu et Confient, tandis qu'on voit dans le même temps une infinité de chartes émanées des Comtes ou Marquis de Barcelone, et concernant cette ville, Girone et Ausone. D'où il est aisé de conclure que Séniofred ne fut jamais Comte de Barcelone, mais bien de Cerdagne, comme l'avait été son père MiroQ.

Ce Comte succéda à son frère Séniofred, k la fin de 967. Il était marié avec Ermengarde, dont il n'avait pas d'enfants. On voit aux archives de Ripoll une donation faite par eux au monastère de Sainte-Marie, pour en obtenir; elle est datée du 17 des calendes de septembre 967 : leurs vœux furent exaucés. Bs eurent quatre fils : Vuifred et Bernard , le premier Comte de Cerdagne , l'autre de Bésalu; Oliba et Bérenger, tous deux Évéques, le

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