CHAPITRE SEIZIÈME
sèrent à Perpignan, le 1er février, pour entrer en Catalogne. On s'empare par ruse des forteresses de Pampelune, Saint - Sébastien , Roses, Figuères et Barcelone. Girone soutint un siège long et meurtrier, pour lequel on expédia de Perpignan les matériaux, les projectiles, les approvisionnements de toute espèce.
L'Hôpital Saint-Jean ou de la Miséricorde, consacré aux 4S09. malades, à Perpignan, depuis 1 116, fut transféré, le 1er janvier, dans les locaux de l'hospice créé en 1657, et constitué en hôpital général par l'édit de 1686, pour recevoir les Enfants-Trouvés et les Orphelins de toute la province. Ces derniers y prirent la place des malades.
Plantation de la promenade dite des Platanes , sur les glacis de la porte Notre-Dame.
Un parti espagnol força une porte de Prats-de-Mollô. 4815. L'ennemi fut repoussé au bout de quelques heures d'occupation; on s'empressa de mettre en état de défense toutes les places de cette frontière.
Arrivée de Ferdinand VII, le 20 mars : il rentre en *8**- Espagne le 22, accompagné par le Maréchal Duc d'Albuféra, venu à sa rencontre jusqu'à Perpignan. Restauration et retour des Bourbons, dont le département s'empressa d'accueillir l'avènement.
Débordement de toutes les rivières du Roussillon, qui causent d'immenses ravages. La belle promenade des Platanes, récemment créée, fut ravinée et couverte de gravier ; la Tet et la Basse rompirent leurs digues ; les communications avec Narbonne restèrent interceptées pendant plusieurs jours.
Au mois d'août, les Espagnols, sous les ordres de isi5. Castanos, pénètrent dans le Roussillon, sans annoncer dans quel but. Le Duc d'Angoulême accourt de Paris, et se montre tellement irrité de cette irruption , qu'il déclare au
Général, que, si ses troupes ne se retirent sur te champ, il fera lever tout le Midi pour les expulser. Cette échauffoum coûta au département 136.000 fr. d'imposition extraordinaire, pour faire face d'urgence aux réquisitions de vivres. Rien de particulier au département dans les mesures concernant le retour de l'Empereur de l'Ile d'Elbe, et h rentrée des Bourbons après les cent jours.
18J8- Dans moins d'un an, la foudre tomba sur deux ma-
gasins à poudre. La première fois au bastion B de l'enceinte haute de la citadelle de Perpignan ; les bombes et les obus qu'il contenait, chargés depuis long-temps, ne prirent pas feu simultanément. La seconde, au Miradou, de Collioure, où l'explosion de quatre mille kilogrammes de poudre, rasa la tour qui la renfermait, et fit un assez grand nombre de victimes.
Création de la promenade de la Pépinière, à Perpignan, sur le terrain planté de taillis, gagné sur la rivièrt par les travaux des Ponts et Chaussées.
«820. L'assassinat du Duc de Berri, le 13 février, affecta
douloureusement la population, qui s'empressa d'adresser au Roi des témoignages de l'indignation qu'inspirait tel horrible attentat.
1825. Guerre contre l'Espagne révolutionnaire. Le Duc d'An-
gouléme arrive à Perpignan le 22 mars , pour passer en revue le corps destiné a envahir la Catalogne, sous les ordres du Maréchal Monccy. On enlève , dès le début de la campagne, un détachement ennemi, qui manœuvrait entre Figuères et Puycerda. L'armée légitimiste espagnole, dite année de la Foi, forme un camp sur les c*teaux de Saint-Estèvc. La Duchesse d'Angoulême vint aussi a Perpignan le \\ mai : peu avide de fêtes et d'honneurs, elle s'occupa des hôpitaux, des casernes et des fortifications. L'année rentra on Franco au mois de décembre.