CHAPITRE DIX-HUITIÈME
temps de pénurie (Append., n° 26). L'on a cherché, d'un autre côté, k faire jaillir à la surface, les eaux captives dans les entrailles de la terre. La Société d'Agriculture comprit cette nécessité; et, pour favoriser les recherches, elle fit, en 1828, l'acquisition d'une sonde, et offrit non-seulement de la prêter gratuitement, mais d'accorder une prime de 600 francs k celui qui réussirait le premier k doter le pays d'une fontaine jaillissante (A pp., n° 27). Cet appel fut entendu; et, dès le mois de mars 1829, un puits artésien avait été creusé, précurseur des nombreuses opérations de ce genre, exécutées depuis avec succès. Au 1er janvier 1837, on comptait vingt-quatre forages sur divers points. Quinze avaient réussi : ils fournissaient 12.292 mètres cubes d'eau en vingt-quatre heures. Tous les puits entrepris avaient donné lieu k 1.649 mètres de forage. Il est k désirer qu'un pareil succès excite les propriétaires k rechercher des sources souterraines, qui, pour l'irrigation , si importante dans ce climat, peuvent seules suppléer à l'insuffisance des eaux coulant à la surface du sol.