‹ Histoire du Roussillon, publ. et augmentée de quelques nouveaux documents historiques par leChapitre 66 sur 282 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

qu'il fit à l'église d'Elne de la terre de Palatiolo : la charte émise à cet effet, est datée du 4 des noues de mars, dix-neuvième année de Charles-le-Simple; comme elle doit être antérieure à celle du 1er septembre, dixhuitième année de Charles , il faut que dans celle-ci l'Évêque compte les années de Charles de l'an 900, tandis que dans l'autre, le Comte les faisait commencer l'an 898, à la mort d'Eudes (Dom Vaissette observe que Charles ne fut universellement reconnu dans la Septimanie qu'en 900). Bencion n'eut point d'enfants de sa femme Godlane, morte avant lui. C'est sous le règne de ces deux Comtes, au 5 juin de la dix-huitième année de Charles, que, dans un plaid tenu en Roussillon , on répara une injustice commise par leur père. Il avait enlevé à Vitigius un tènement, qu'on prétendait donné à titre de bénéfice à un certain Tractérius. Recimi, fils du dépossédé, s'en était emparé; le Comté le lui redemandait; il y fut maintenu sur la déclaration des témoins, affirmant qu'ils avaient vu .son aïeul et son père posséder ce domaine à titre A'adprision et non de bénéfice.

GM3ZBEJVT seul.

Ce Comte se trouva, par la mort de son frère, maître de tous les domaines qu'ils avaient possédé par indivis. Il assista le 1er septembre, dix-huitième année de Charlesle-simple, à la consécration de l'église d'Elne. En 924, 924 les Hongrois, après avoir ravagé la Lombardie, franchirent les Alpes, traversèrent le Rhône, pénétrèrent jusqu'aux environs de Toulouse, dévastant le pays, et commettant toute sorte de cruautés. Une épidémie fit périr une partie de ces Barbares , et le Marquis de Gothie, Raymond Pons, ayant assemblé des troupes de tous les côtés, réussit à

102 HISTOIRE DL IlOISMLLON.

expulser les autres de sa province. C'est, peut-être, par quelque exploit contre ces Hongrois, que Gauzbert mérita le titre de héros triomphant, qu'on lui donnait dans une inscription gravée sur la porte de l'église de Saint-Martin d'Ampurias. On ignore Tannée de sa mort. On sait qu'en 955 il fit quelques dons au monastère de Saint-Cvr-de- Culléra. D eut de sa femme Trudegarde un fils nommé Guifred ou Gauzfred, qui lui succéda dans les deux 945. Comtés de Roussillon et d'Ampurias, avant l'an 945, où il est parlé de lui dans un diplôme accordé par Louisd'outre-Mer au monastère de Saint-Pierre de Rhodes.

GAUZFRE.D ou G\3\Fft£D.

Ce Comte prenait le titre de Comte d'Ampurias, Pierrelate et Roussillon, par la grâce de Dieu. D est appelé duc et ami par le roi Lothaire, dans une charte de 981, où il lui accorde un vaste terrain inculte, entre CoUioure et Banyuls. II l'appelle Duc de Roussillon, dans une autre charte où, a sa prière, il prend sous sa protection le monastère de Saint-Génis-des-Fontaines. Gauzfred eut d'Ave, morte vers 961, trois fils1 : Hugues, l'aîné, eut le Comté d'Ampurias, Suniaire fut Évêque d'Elne, Guislabert eut le Comté de Roussillon. Le père mourut avant le 28 février 991 , jour où ses exécuteurs testamentaires délivrèrent a l'église d'Elne les objets qu'il lui avait laissés dans son testament, soit dans le Comté de Pierrelate, soit dans celui de Roussillon.

i U ivre Mamllo attnl.ue a r.anzfred onc fillo nommée Guixl». mariée vert 1017, a»ec le Cotuti* «le Itaiit-iiiDe I» n'user lîavruuii*!. «lit le Courbt ; uui> m l'ou compare le* date* de la mort «le l'un, et du maria/e d»1 l'auiro, «n &ra purté a croire que . *i rette t'omle*** descendait 4t (iauifred . elle «Hail plutôt &i petite- 111 le qne m tille .

Page 1