CHAPITRE SEPTIÈME
dessous de six mois. On y statua que quiconque n'aurait pas réparé, quinze jours après en avoir été requis, les dommages qu'il aurait causés, serait comdamné à payer une amende double de la valeur, dont moitié pour le Comte ou l'Évéque qui le contraindrait à la réparation. La trève-Dieu devait avoir lieu à diverses époques de l'année, et en outre, toutes les semaines, depuis le mercredi soir jusqu'au lundi matin. On fut obligé, dans la suite, d'en abréger la durée; elle ne commença plus que le samedi soir. Le concours du pouvoir civil avec l'autorité ecclésiastique devait donner une plus grande force aux ordonnances faites dans cette réunion; et l'on avait eu l'adresse d'intéresser les Évéques et les Comtes, à la punition des infracteurs. Mais que peuvent les lois, lorsque les législateurs sont les premiers a les enfreindre! Au sortir de l'assemblée de Tuluges1, son président, l'archevêque Guifred, attaquait le Vicomte de Narbonne ; et au Concile tenu dans cette ville le 17 mars 1045, on n'excepta que par pur ménagement les Comtes de JBésalu et de Cerdagne, de l'excommunication lancée contre les envahisseurs des biens du monastère de Cuxa. Les chanoines d'Elne n'étaient pas mieux traités que les moines de Saint-Michel , et c'était de plus, par un de leurs archidiacres, Uzalgar de Castelnou, qui, chargé par eux de l'administration des biens du Chapitre, se les appropria et s'y maintint à force ouverte jusqu'à ce qu'il eût péri dans un combat livré pour les défendre. A sa mort, deux de ses parents, le vicomte Uzalgar et l'archidiacre Guillaume, s'en saisirent comme d'un héritage, et ne les restituèrent qu'en partie, lorsque Tévêque Raymond eut, pour les y contraindre, fait fermer toutes les églises du
l Nous avons placé le Synode d'Elne en 1027 ; et adopté ,1a dalc de 10 il pour celui de Toluge*, suivant Dom Vaissctte, dont l'opinion parait la mieux fondée.
diocèse. Ces faits nous sont transmis par une lettre encyclique du Chapitre d'Elne, que nous devons à M. Fossa. Nous y voyons que les chanoines, pour faire rendre gorge à l'archidiacre Uzalgar, s'étaient adressés à l'Archevêque de Narbonne, au Comte de Roussillon, et à plusieurs autres puissants Seigneurs, qui se rendirent tous k Elne, sans pouvoir rien obtenir de l'Archidiacre. Cette réunion pourrait bien être celle dont il est question dans la charte du 4 des ides de décembre 4053 (Marc. Hisp. ), où il est dit que l'Archevêque Guifred, avec les Évéques de Girone et de Carcassonne, les Comtes de Roussillon et de Cerdagne, s'étaient réunis a Elne (ad reœdificandam) pour restaurer l'église cathédrale de Sainte- Eulalie f. Quelque sens qu'on attribue à ces expressions, il fallait d'abord faire rentrer à la mense capitulaire, dont une partie était consacrée à l'entretien de l'église, les biens qui en avaient été distraits. L'Évêque d'Elne s'exécuta en restituant h terre de Saleilles, mais son exemple ne Ait pas suivi; au moins les chartes contenant ces restitutions ne sont point parvenues jusqu'à nous.
On n'a pas à reprocher à Gauzfred les mêmes violences qu'aux autres Seigneurs de cette époque. Nous l'avons vu, au contraire, figurer à deux assemblées où il s'agissait d'en arrêter le cours ou de les réparer. En 1046, il assista à la consécration de l'église d'Arles. En 1069, il contribua avec Adélaïde ou Azalais, sa femme, à la construction d'un autel à Elne. En 107 i, il fit une donation h 1075. l'abbaye de Saint-Pierre de Rhodes. Il était mort en 1075, laissant un (ils nommé Guislabcrt, qui lui succéda.
I l,** églises du DiiM-èst» il'KIne tombaient eu nun«!. ver.» la lin du ix* siècle ; la cathédrale était ipjà vieille en 017 (Marc. Hisp. ); nen n'indique qu'elle ait été réparte de 917 à 1(64; nu y travaillait «>n 1057, ann»V où la comtes Krme^inde, de Barcelone . dans son lestanett du 25 M'plemltn* . ilnnn.ul 150 manru>i*> ad Sedrm Sauctœ-Eulalitr Russitionis, «dt/x* nptra: tels ?<»nl lc*niAlifc d'trlrrprrter ce* mois dan> le >cn$ naturel d'une furie iï?paralMi.