GUILLAUME
Guillaume, surnommé le Gras, hérita des Etats, mais non des vertus de son père. Avide d'argent, il vendit les abbayes de ses domaines. Excommunié pour sa vénalité, il se réconcilia avec l'Église avant sa mort, arrivée en 1052. Il fut du nombre des Seigneurs qui assistèrent au Concile de Tuluges. Il laissa, de sa femme, Adèle, deux fils, Guillaume et Bernard, qui lui succédèrent.
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Ces deux princes gouvernèrent en commun les Etats dont ils avaient hérité de leur père. Ils étaient d'un caractère bien différent : le premier, violent et emporté, parait avoir eu des discussions avec l'Évêque de Girone; car, dans la donation qu'il lui fit en 1055 de la terre de Bascara, il dit lui pardonner tous les sujets de plainte qu'il avait eus contre lui, et témoigne le désir d'aller visiter le Saint-Sépulcre , projet qu'il ne paraît pas cependant avoir exécuté. Détesté de ses sujets, il fut assassiné vers Tan 1070. On accusa son frère Bernard de n'avoir point fait tout ce qu'il devait pour empêcher ce crime. Cependant , ce prince , dont tous les historiens louent h douceur, ne montra pas le moindre désir, de régner seul ; car, son frère ayant laissé de Stéphanie, sa femme, un fils encore en bas-àge, il s'empressa de se l'associer dès qu'il fut majeur. En mourant, après 1093, sans avoir des enfants de sa femme Ermengarde, il fit héritier de tons ses domaines, ce neveu, nommé Bernard, comme lui. Il avait protégé, en 1077, les Légats du Pape, au Concile de Girone, contre l'archevêque de Narbonne Guifred , et leur avait donné asile dans son château de Bésalu, où le Concile fut continué. On y excommunia Guifred, et on y déposa, comme simoniaques, six Abbés des Comtés de Bésalu, Vallespir et Fenouillèdes. Afin de remettre Tordre dans ces monastères , le Comte fut obligé de racheter les Abbayes d'Arles et de Saint-Paul, qui avaient été prises k fief, la première par Guifred, archevêque de Narbonne; la seconde, par le Vicomte de Fenouillèdes.