‹ Histoire du Roussillon, publ. et augmentée de quelques nouveaux documents historiques par leChapitre 82 sur 282 · CONSIDÉRÉS COMME COMTES DE CERDAGNE ET DE BÉSALC · texte numérisé non relu

CONSIDÉRÉS COMME COMTES DE CERDAGNE ET DE BÉSALC

A peine Raymond-Bérenger eut-il terminé sps discussions avec le Comte de Cerdagne , au sujet de la succession de la maison de Bésalu, qu'il disposa des terres de Fcnouillèdes et Pierrepertuse en faveur du Vicomte de Narbonne, Amauri II , qui était son frère utérin ; mais il s'en réserva la suzeraineté, car en 1150, il la transmit, par testament, à son fils aine Raymond-Bérenger IV. Les Vicomtes de Narbonne ne prirent jamais le titre de Comtes de Fenouillèdes ; ils jouirent seulement des droits utiles, et reçurent l'hommage des Vicomtes de ce pays. Cette dignité était, depuis Tan 1000, le partage d'une

maison qui la conserva jusqu'en H 75, et dont l'héritière la porta alors dans une autre famille. Mais une branche cadette de la maison de Fenouillet parait avoir conservé la Vicomte de Pierrepertuse. Devenu maître de la Cerdagne , le Comte de Barcelone s'empressa de se rendre dans ses nouveaux États, et le 2 des nones d'avril 4148, ayant convoqué l'Évéque d'Elne, avec les autres Magnats et les Chevaliers de sa nouvelle acquisition, il y statua, de concert avec eux, une ordonnance de paix et de trêve, par laquelle il fut défendu , sous peine de soixante sols d'amende, de s'emparer des bœufs de labourage d'autrui, d'en inquiéter les gardiens. Il établit dans le pays le cours de la monnaie de Barcelone, dont il promit de ne changer durant sa vie ni le titre ni le poids, moyennant un droit de six deniers par bœuf, une fois payé. Ce prinoë était pressé de faire acte de souveraineté dans un pays qui lui était disputé, nous ignorons à quel titre, par Guillaume de Salsa. On voit dans Marca la transaction qui termina cette contestation : elle est du 40 des calendes de décembre, vingt-septième année de Louis-le-Gros (4454). Elle ne fut conclue qu'avec Raymond-Bérenger IV , son fils et son successeur. Guillaume de Salsa y reconnaît le Comte de Barcelone pour son Seigneur, et en reçoit quelques domaines. Raymond-Bérenger III, dont les nouvelles acquisitions facilitaient rentrée en Languedoc, ne négligea aucun moyen de se faire des alliés qui pussent l'aider a défendre contre le Comte de Toulouse, les droits de sa femme sur la Provence. Le 44 juillet 4454, il prit l'habit de Templier, et mourut le 49 du même mois, laissant de sa seconde femme, Douce de Provence, Raymond-Bérenger IV, qui lui succéda dans les Comtés de Barcelone, Bésalu et Cerdagne, et Bérenger- Raymond , qui fut Comte de Provence.

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