‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 153 sur 205 · TÉLE DES OU, BRISÉE EN TROIS MORCEAUX · texte numérisé non relu

TÉLE DES OU, BRISÉE EN TROIS MORCEAUX

Ph. XXIII et p. 39.

Largeur : deux mètres.

Stèle d'importance calligraphique et historique. Souvent étudiée. Outre Hou Tsong-chc fil î^ 65 et Che Yu :Q ^ (tous deux des Song)^ qui ont fait graver des appendices ^ à l'inscription, nous comptons vingt auteurs qui parlent d'elle. Cf. j^ llj

m^mm^^, :km-u^^^ m±^Ms. $k, n #¥16, ïm^mmm^m, ^:b mm m± ^

L'auteur semble être Hoa Ngo ^ jg (Ministre de Suen-hao), d'après Hiu Song ff ^gç, T^si Koang ^ ^, le Ta-ming i-tongtelle :^ Ofl — SlH î§» Hoang Tch'ang-joei ^ ^ §, Tchang Pei Tong Yeou H 1^, et Wang Tch'ang ^ fg.

Kou Hien-ou jQ |j| ;^, il est vrai, objecte que Iloa Ngo, ministre honnête, ne pouvait consentir à flatter son souverain en termes tels que sceau d'argent tombé du ciel, etc., que d'ailleurs il cessa d'être ministre (275) un an avant l'érection de la stèle, et qu'il ne suffît pas pour fonder cette attribution, de la mention ^ M ^ tong-koan-ling, titre qui peut s'appliquer à un autre mandarin que Hoa Ngo. Mais Wang Tch'ang répond par la mention faite d'un ^ Ngo [Hoa Ngo, pense-t-il), trouvé parmi d'autres noms sur une stèle Chan^ko-chan-pei jjÇ È lU ^ érigée à I^hing hicn S ^, et par cette conjecture que, même sorti de charge, le ministre sera resté près du maître et que, prié de composer cette inscription, il n'aura pas refusé.

L'écriture, fort admirée, par Hoang Tch^ang-joei, Ts'i Koang et Wang Tch'ang. Elle est de Hoang Siang ^ ^, disent Hou Tf^ong^che, le Ta-ming i-tong-tche, Tchang hoei^hoan ^ ^ JJ, Wang Tch'ang et Ts'i Koang; — de Sou Kien j|^ |^, opposent Tcheou Hoei ^ R^ et Tcheou Tsi-siuen ^ ^ï ^. Voici l'éloge qu'en fait Hoang Tch'ang-joei dans son Tong-koan yu~luen ^ ^ ^ i^ • «L'écriture de Hoang Siang est très rare. A Nankin seulement on la trouve sur la stèle de T'ien-fa^cheng^sien pei 5Ç S îjf ^ ^ (Le ciel donnant son oracle mystérieux), dont la forme ressemble à l'ancienne ^ et à la demi-ancienne ^. Le coup de pinceau s'y montre très vigoureux». Ts'i Koang dans le Tsi-ftin-

sou'tche 1^ JS m ^. juge récriture de Hoang Siang vraiment belle, parce qu'elle seule est môlée des deux formes ^ et ^; il la placerait aussitôt après celle des tambours des Tcheou [M ê ï 5 ât 3!t ^ Si-ngan fou), et quelques stèles des Ts'in ^ (par ex. ll^ llj ^, Il lll ;& ^ au Chan-tong).

Lecture. Fort pénible. 22 lignes ou colonnes, qui conservent respectivement 5,5,11,11,5, 13,7,14,14,13, 12,17,15,13,14, 15, 16,9,0,7, 7,0 caractères lisibles.

Abrégé. Lignes 1-5 : le ciel promet au grand Ou prospérité. — La ligne 5 porte que ce qui précède est oracle du ciel. — Lignes 6-18 : Tempereur Suen Hao J^ f/^ désigne douze officiers lettrés

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pour déchiiïrer et expliquer l'oracle. — La ligne 19 est vide. — Suivent les noms de personnages (jui probablement contribuèrent h l'érection de la stèle (1).

Traduction fragmentaire — 3. Grand Ou, seul [? dominateur des] dix mille pays: (l'année?) Kin-oii (26 i), (ou le mois /vm-ou : 7'" lune d'une année telle que 277 ou 272 ou 282). un jour pinq...

(1) L'infortuné Stun JLto, destine- à pcrdro If trniic, ne reçut pjis, dit-on, moins de mille présa/j^es (ainug-jovi 1^ ^) aussi flatteurs, et en sema i)artont le témoif^im^e lapidaire.

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