CHAPITRE VIL
DYNASTIE DES SOEI (XIP)
milTnîMPERÈURS Eîç 30 ANS. 5îMM52() (1).
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Au premier mois de 589, la dynastie Soei se substituait à la dynastie Tch'en. Aussi longtemps qiie ces Soei, vrais empereurs de Chine, restaurateurs provisoires de l'hégémonie chinoise, résidèrent au nord (où leur cavalerie trouvait à souhait fourrages et pâturages), tant qu'ils restèrent fixés à Lo-yang |^ ^ et à Singan fou H ^ /Jï' Nankin, déchu, fut totalement éclipsé.
Dès le début, la nouvelle dynastie bouleversa la ville de /\tenk'ang (Nankin) ; tout fut ruiné ; une portion même du terrain enfermé dans les murailles fut transformé en cultures. Che-Veou ich'eng devint Tsiang-tcheou j^ ji\: Tan^yang kiun fut supprimé.
Enfin, c'I la 3« lune de 589, Tch'en Heou-tchou S ^ i, dernier des Tch''en, s'achemina, escorté de ses mandarins, vers la capitale des Soei, Le prince Tsin-wang Yang Koang, fils de Wen H (le 1*"^ Empereur), qui succéda plus tard à son père et fut Yang ii, remmena son armée vers le nord.
Tous pourtant h'acceptèrent point sans protestation le joug de la nouvelle dynastie. Au déclin de 590, Li Ling ^fÉ' ^® nommant généralissime, leva des troupes, se ligua avec Kao Tche^hoei "j^ ^ ^ contre les Soei, qui triomphèrent de» cette fédération, grâce aux talents militaires de Yang Sou j^ -^.
L'année suivante, le général en chef T'ou W'an-sii^ Pf 35 ^ écrasa également les bandes de Lieon Yxien ^J %, et reprit sur elles la ville de Tan-yang -J^* ^•
L'ouvrage Kong-yuen lii "^ ^ fE nous apprend que la 6** année dcTa-yé ^ H (^^0) on fonda la petite ville de Kin^ling ich'eng ^ ^ j^^ dans la partie méridionle du domaine impérial Yiien-fong hoan ycMtWt' Sous les T'ang, le général Li Iliao-kong $ ^ ^, ayant apaisé une révolte, construisit auprès de Che-Veou tch'eng une ville qu'il nomma T'ang-fou ich'eng ^jj^j^. Cf. (Hoscdela carte.
(1) lu chinest; books, the word Fraukn lirst oocurs in tlic Sui dviiasty, wbcn tlie greo.k oîiipirc ivbout tbc year A. C. 005, a bimdrcd years after Clovis, is callcd J9|j 7p^ Fol'uu This name woiild bo learnod by the CbiiKîso from tbe arab miM-cbauts at Canton, or froni Persians in central Asia. It bccame the new cbinese désinflation for Ihe roman Emjnrc, known in tbe Ilan dynasty as ;^ ^ Ta Ch'in. Edkins, N. C. D. N. 20 mai 1898. v. infra Yovg-lo; an. 1405.
soEi WEN Ti, 590-605; — yang ti, 605-618. H9
Alors aussi on mit plus activement en valeur les terrains d'alluvion, toujours croissants, couverts de roseaux, abandonnés, aux abords sud-ouest de C/ie-reou tch^'eng, par la TsHn hoai et par le Yang-tse, Sur les cartes relatives h ce temps, les îles en formation incessante s'y agrandissent, s'étalent, se soudent, créent de nouvelles régions habitables, bientôt endiguées. Ce sont aujourd'hui les plaines verdoyantes que domine le fort de Kiang-tong
^^^ ÎL'M f^^ ^^^ profils moyen-âge.
Quand Fempire du nord et l'empire du sud eurent été réunis sous une seule domination, en 589, Soei Wen ti tint sa Cour au C/ierî-si. Il compensait par une vive intelligence, un ferme bon sens et la dignité de sa vie, son ignorance presque absolue de la littérature chinoise. Il n'en tenta pas moins de la réformer dans un sens plus solide et plus pratique. D'autre part on vante ses qualités d'administrateur hors ligne (1). Il avait choisi pour héritier son (ils aîné, en dépit de son peu de talent; Yang tH}^^, son second fils, outré de ce choix, assassina son père, âgé de 64 ans, puis son frère, auquel revenait le Trône, pour s'y installer en leur place.
Du Chen-si il transporta sa* Cour au Ho-nan. Renommé pour son faste et sa prodigalité, il projetait de se bâtir à Nankin (hiver de 017), comme il l'avait fait au nord, un palais somptueux qu'il nommerait le Tan-yang kong fi ^ '^^ quand il fut assasiné par Y\X'\<(in lioa-ki ^ ^ -ffc R, dans la ville de Yang-tcheou au Kiang nan. Il s'y trouvait au cours d'une visite ofïicielle des provinces méridionales de son empire (618).
Après quelques échecs, il était parvenu à imposer aux Coréens une sorte de vassalité nominale. Il mérita davantage de la postérité en donnant à toutes les branches du savoir littéraire une vive et brillante impulsion. Première aube de la période des T'ang ^, le siècle de Périclès ou d'Auguste pour la Chine. Sa civilisation fatiguée, plus riche de passé que de présent, en garde encore l'empreinte la plus profonde.
Soei Yang ti mort, Chen Fa-hing i^f^S^ fit appel aux armes, conquit toutes les villes de la préfecture Tan-yang kiun, et usurpa le titre de Vice-roi général du Kiang-nan.
Un autre chef de partisans, Li Tsc-t'ong ^ -^ îJ passa le Yang-tse, Tattaqua furieusement et le mit en fuite vers Sou^tcheou. Mais le vainqueur fut à son tour défait (619) par Fou Kong-tché $|[ S jÇi mandataire de Tou Fou^wei ^^t {jlj J^.
Ce Fou Kong-tché se révolta en 623 et fonda le royaume indépendant de Song tJJ. Il se débarrassa de Wang Hiong^fan ^ ^ lH qui contrariait ses projets de domination, répara l'ancien palais des Tch'en et s'y logea. L'empereur T'ang Kao-tsou J^ ^ M. (620-627) envoya Li Hiao-kong $^^^ Prince Tchao-kiun
(1) En 507, S* Grégoire le CJraiid envoie S^ Augustin chez les Anglo-SaxoDs. Mort de Frédégonde.