LIVRE XI. — DES LIEUX DU BAPIÈME
grand'place qui était en face du palais. Là, plus de mille personnes furent baptisées en peu de jours et plongées trois fois dans ce bassin rempli d'eau, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, selon l'antique coutume... Quelques jours après, on ouvrit les fondements de la première église qui fut jamais dans Apt. »
AUTUN. — Du temps de saint Léger, il y avait à Autun trois baptistères ; celui de Saint-Jean-de-la-Grotte pour les hommes, de Saint-Jean-le-Grand pour les femmes et de Saint-Andoche pour les enfants (1). [1 devait y avoir antérieurement un autre baptistère annexé à l’église Saint-Étienne, la cathédrale primitive, construite, ainsi que les deux églises dédiées à saint Pierre et à saint Amand, dans le polyandre ct connu sous le nom de Saint-Pierre-l'Estrier. C’est là, dans les ruines d'un cimetière antique, que, le 25 juin 1830, fut découverte la célèbre inscription d’Autun. Cette plaque de marbre, brisée en sept morceaux, fut transportée au petit séminaire d’Autun, où elle devint l’objet de l'étude d’un jeune professeur, alors inconnu, devenu aujourd’hui l’illustre cardinal Pitra ; cette inscription fut bientôt un sujet de controverses et de dissertations de } la part d’un certain nombre de savants de France, d’Italie, : d'Allemagne et d'Angleterre.
| Comme tous les (} fragments de ce marbre précieux n’ont pas été retrouvés, que quelques mots entiers manquent, que certaines lettres sont effacées, il a fallu avoir recours à
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ANS STIOE Inscription d’Autun.
(1) Mabill., Act, SS, Ben., u, 654.
plusieurs restitutions conjecturales pour combler les lacunes et rendre un sens complet à l'inscription. Voici la plus récente des lectures, celle de M. l'abbé Manoury (1). Les lettres ou les mots restitués se trouvent entre deux crochets. Nous indiquerons en note les principales
variantes antérieures, proposées par d’autres savants.
*Lyfvos [èpaviou 0e]{ov yévos Arope ceuvés (2) Xpñoe Au6wl|v Cwn]v "au6porov êv Gporéots (3). Ocorectwv bddrov rhv chv, pile, OdATeo duyñv, *YDacuv devèous mhourodotou Zoplns.
Zorñços d'éyiov pekrèex Adubave 6p[Gouw].
"Eoûe, mie Ma6®]v, “Lyüuv Éywv rakduatc] (4). "Hôvi yJaipou]pa, Malo, Aeorôra Eür{ep] (5).
ED [9 Tor à un]rno, ce Auratoue, qôis Tù Oavovrwv (6). Aoyavôie [nd]rep, TOUG xepaprouéve Ou,
Zbv u[ not YauxepT, oûv v” êtxe] louoiv” émoïouv (7), Hluevos êv dtn] avñoeo Iexroplouo (8).
La variété des lectures a nécessairement amené des traductions diffé-
rentes ; nous nous bornerons à reproduire celles de MM. Lenormant, Rossignol, Davin et Manoury.