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LIVRE XVIII, — ICONOGRAPHIE DU BAPTÈME

MouLins ; cathédrale et musée.

Muxicn; bibliothèque royale. — Ivoire de Bamberg, couverture de manuscrit (xr° siècle). À droite et à gauche de la colombe qui verse de l’eau sur la tête du Christ, deux personnages tiennent un flambeau, ce qui rappelle l’usage des cierges baptismaux.

Napres; San Giovannt Maggiore. — Bas-relief de Giovanni Merliano.

Nevers ; cathédrale. — Retable du xv° siècle.

NowcGorop; cathédrale. — Porte en bronze (xu° siècle). Baptême par infusion, ce qui est anormal dans l’iconographie russe.

OnRLÉANs; maison d'Agnès Sorel. — Sculpture d’une ancienne cheminée.

Paris; cathédrale. — Clôture du chœur (x siècle) et bas-relief dans la chapelle de saint Jean-Baptiste. — La Madeleine. Groupe en marbre de Rude; le modèle se trouve à l’église de Ville-d'Avray. — Saint-Roch. Groupe de J.-B. Lemoine, provenant de l’église Saint- Jean-en-Grève. — Musée de Cluny. Boîte en ivoire ayant servi de reliquaire (x1° siècle); moule à oublies du xin° siècle ; groupe en ambre du xvir° siècle; poire à poudre en corne de cerf, de la même époque. — Expositions. Bas-reliefs de M. A. Fauginet, au Salon de 1846 ; de M. J. Mathieu, au Salon de 1853.

PÉRONNE ; Saint-Jean. — Sculpture de la chaire.

Pérouse. — M. le comte de Saint-Laurent fait les réflexions suivantes sur une terre cuite de Luca della Robbia dont nous reproduisons le dessin: « Dans ce bas-relief, le fleuve n'est plus qu’un filet d’eau. L’immersion réelle devait ainsi disparaître, aussitôt que l’art voulut serrer de près l’imitation de la nature; on dut seulement l’indiquer, en baignant les pieds, ou tout au plus les jambes du Christ, dans un fleuve souvent fictif, puisqu’il n’a même pas proportionnellement les dimensions d’un ruisseau ; et il fallut encore d’autres artifices de composition, quand on voulut, comme Luca della Robbia, nonpas rendre l'immersion, puisque c'était impossible, artistement, mais accentuer les moyens de la rappeler. L’effusion devint alors de plus en

plus indispensable, et nous ne croyons pas que l’on trouve, en ces conditions, une seule composition dans laquelle elle ne se montre, ou se faisant, ou étant faite ou étant près de se faire. »

A à : Dar :

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