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LIVRE XI. — DES LIEUX DU BAPTÈME

pédiculés, en granit, décorés de bouquets de feuillages et de masques. Il en est de même à Perros-Guirec.

Deux-Sèvres. — Airvault. Large cuve antique supportée par un tronc 2 ) , . Fe are , de colonne cannelée, d’ordre composite. — Saint-Généroux (ép. rom.).

DORDOGNE. — Cenac (ép. rom.). — Chignac. Cuve carrée, dont chaque côté est décoré de trois arcades ogivales. — Nerlandes. Fonts carrés dont

la base, à ses quatre côtés, est évidée en forme d’arche.

DRrÔME. — Saint-Paul-Trois-Chäteaux. Fonts anciens en forme d’urne.

Eure. — Bretagnolles(Ren.( — Bourg-Achard. Cuve cylindrique en plomb, décorée de Un 4 | mil | douze arcades appliquées, où L HRNIE Et LA UP se trouvaient les figurines des Apôtres attachées au moyen de tenons en plomb (xn° s.). — Évreux. Au musée, fonts circulaires du xn° siècle. — Moulineaux (xur s.). — Saint- Marcouf. Fonts dont l'énorme pédicule, garni de feuilles de laurier, est une réminiscence gallo-romaine. — Touryillela-Campagne {ép. rom.) — M S) Verneuil (ép. rom.)

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He Eure-et-Loir. — Chartres. Dans la crypte de la

cathédrale, cuve cylindrique, cantonnée de quatre colonnettes cannelées et garnies de perles. Ces fonts servaient exclusivement jadis au baptême des enfants des

Fonts del Crype Officiers d'église et des parents des chanoines. de Chartres,

FINISTÈRE. — Guimilliau (mod.). — Lochrist (ép. rom.). — Saint- Pol-de-Léon (ant.)

Garn. — Beaucaire. À l'église Saint-Paul, fonts de la fin du xvie siècle, dont la coupe est richement sculptée.

Gers. — Lombez. Cuve cylindrique en plomb, divisée en deux zones ; la supérieure représente une chasse, et l’inférieure seize figures dans des quatre-feuilles (xrrr° s.). — Puycasquier. Cuve cylindrique en plomb ; sa surface extérieure est couverte de bas-reliefs dont les sujets se répètent sur deux zones horizontales superposées. Ce sont: un archer en surcot lançant une flèche sur un lion passant, une espèce d’autruche ou de cygne tenant dans son bec un fruit qui s’allonge en rinceau, des palmettes alternant avec trois fleurs de lis. D’après M. Eug. Rous (1) qui attribue ces fonts au vri® siècle, cette composition représenterait les trois éléments du combat chrétien : « l’âme assaillie, pour ainsi dire, au sortir du bain de la régénération (le cygne) ; le chasseur infernal (J’archer) marchant sur elle; et le céleste défenseur (le lion) s’interposant et la sauvant par ses blessures et par sa puissance. » D’après le Révérend Père Bach qui croit ces fonts du'xn° siècle, ce qui nous paraît très probable, « l’oiseau serait un pélican, emblème du Sauveur, produisant des fruits de grâce et de salut, représentés par le fruit et le rinceau de feuillage qui l’accompagnent ; attaqué par le Sagittaire, esprit du mal, il est défendu par le lion, c’està-dire par l’énergique volonté de garder la bonne doctrine (2). »

GIRONDE. — Bordeaux. À Saint-Seurin, vase baptismal en bronze de 2" 10 c. de circonférence, sur o" 63 de hauteur, où se lisent les trois inscriptions suivantes :

Lava quod est sordidum Riga quod est aridurn.

Francois Raillard et sa femme donnèrent ce vaisseau en l'honneur du Très-Haut qui sanctifia l’eau.

Léonard Hervé, sculpteur et fondeur, ma faict en l’an 1659.

(1) Bull. du Com. d’hist. et d'arch. de la prov. d’Auëh, t. III, p. 309. (2) Bull, monum., t. XXVII, p. 673.

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